Comptes publics: les américains dans le rouge

Le président des Etats Unis poursuit son travail de persuasion auprès des élus républicains pour les pousser à relever le plafond de la dette. mardi 12 juillet, il a jugé que les premières victimes d’une faillites des comptes publics aux Etats-Unis seraient les retraités.

Barack Obama s’est entretenu pour la troisième fois consécutive avec les représentants des groupes parlementaires à la maison blanche pour essayer de parvenir à un accord avant le 2 août. Selon le trésor, cette échéance marque la cessation de paiement des pouvoirs publics.

Rien n’a cependant été arrêté lors de cet entretien et une nouvelle séance de discussion a été programmée mercredi dans la soirée. Barack Obama s’est engagé à réunir les dirigeants des deux camps tous les jours jusqu’à ce qu’ils parviennent à une solution.

Le Parti républicain ne veut pas relever le plafond de la dette sans un accord sur la réduction des dépenses publiques. Mitch McConnell, président du groupe au Sénat, a estimé peu probable mardi qu’une «véritable solution» puisse être trouvée tant que Barack Obama sera aux affaires.

Le président, qui a mis ses propos sur le compte des «rivalités politiques», s’est quant à lui inquiété pour les bénéficiaires du régime de retraire de la Sécurité sociale, qui pourraient selon lui ne pas toucher leur chèque début août faute d’accord au Congrès.

«Je ne peux pas garantir que ces chèques partiront le 3 août si nous n’avons pas résolu ce problème. Il pourrait tout simplement ne pas y avoir assez d’agent dans les coffres pour le faire», a-t-il déclaré.

Mais John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, a jugé de sa seule responsabilité de trouver le moyen de relever le plafond de la dette avant que les Etats-Unis n’aient épuisé leurs capacités de financement.

Une paralysie des finances publiques fait craindre un retour à la récession alors que l’activité a nettement ralenti depuis le premier trimestre.

Barack Obama propose une réduction du déficit de 4.000 milliards de dollars sur dix ans avec pour conséquence une hausse des impôts, ce qui déplait aux républicains, majoritaires à la Chambre des représentants. Cette hausse des impôts s’accompagnerait, selon le président, de coupes budgétaires et d’une réforme des systèmes d’assurance maladie Medicare et Medicaid que redoutent les démocrates.

Ces derniers considèrent qu’une hausse des prélèvements sur les revenus les plus élevés doit permettre de résoudre l’équation budgétaire, mais les républicains ne veulent pas en entendre parler.

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