L’avocat de la femme de chambre ne lâche rien

Selon Me Kenneth Thompson, l’avocat de la victime présumée de DSK, il existe bel et bien des preuves “irréfutables” de l’agression de l’ancien patron du FMI Dominique Strauss Kahn à l’encontre de Nafissatou Diallo.

Si des incohérences, et même des mensonges, ont été découverts par le bureau du procureur dans la version des faits donnée par la femme de chambre, l’avocat insiste sur le fait que “les preuves scientifiques et biologiques elles, ne mentent pas”. “N’inversons pas les rôles, c’est son agresseur, M. Strauss-Kahn, qui ne dit pas la vérité”, ajoute-t-il dans le quotidien Le Parisien.

Il est notamment reproché à la présumée victime de DSK d’avoir contacté un trafiquant de drogue le lendemain des faits et de s’être entretenu avec lui des issues possibles de l’agression, d’après les informations publiées par le New York Times.

“Toutes ces informations périphériques n’ont rien à voir avec l’agression elle-même, répond Me Thompson. (…) A ce jour, je n’ai pas connaissance de la cassette d’enregistrement de cette conversation avec un homme emprisonné.” Le conseil affirme avoir demandé à plusieurs reprises que la conversation, “si elle existe”, soit versée au dossier. Aucune réponse ne lui est parvenue pour le moment.

Alors que le procureur Vance a refusé d’abandonner les charges contre DSK et que l’enquête “se poursuit”, l’avocat de Nafissatou Diallo a fait savoir qu’il était préférable que le magistrat cesse de s’occuper du dossier. Il estime, dans une lettre ouverte, que le bureau du procureur est responsable des fuites dans la presse et mentionne également un “possible conflit d’intérêts”.

Me Thompson a également déclaré au Parisien détenir “les moyens” d’aller devant un grand jury. Il est catégorique: “Les preuves sont irréfutable, c’est l’ADN. Et elles ne manquent pas”.

Laisser un commentaire