Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont retrouvé la France

Libérés mercredi 29 juin après dix-huit mois tenus captifs en Afghanistan, les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont arrivés jeudi matin à Paris.

Ils ont atterri vers 8h45 à l’aéroport de Villacoubay situé près de Paris. Le président de la république et Carla Bruni-Sarkozy les ont reçu sur le tarmac tandis que la presse était maintenue éloignée. Mais la télévision LCI a réussi à filmer leur descente de l’avion. Les deux journalistes ont pu effectuer les retrouvailles avec leurs amis et leur famille loin des média.

Étaient présents également les ministres Alain Juppé (Affaires étrangères) et Gérard Longuet (Défense), ainsi que le président de France Télévisions Rémy Pflimlin et Thierry Thuillier, directeur de l’information de France Télévisions.

Puis les deux hommes ont eu une conversation avec le couple présidentiel dans un salon du pavillon d’honneur de l’aéroport en présence de leurs proches et des membres du gouvernement. la grande discrétion qui a été déployée autour de ce retour est expliquée par la présidence française par la nécessité d’assurer la protection des neuf autres français toujours captifs à l’étranger, en Somalie, au Yémen et au Niger.  “Il y a d’autres otages français à l’étranger et il faut les préserver”, souligne-t-on.

Stéphane Taponier, 46 ans, et Hervé Ghesquière, 47 ans, journalistes à France 3, s’étaient rendus en Afghanistan pour réaliser un reportage. Leur enlèvement avait eu lieu le 29 décembre 2009 avec leurs accompagnateurs dans la vallée de la Kapisa, au nord-est de Kaboul.

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, a donné les raisons mercredi soir du temps qui avait été nécessaire à la négociation pour obtenir la libération des deux hommes: les ravisseurs étaient désorganisés, dans une zone tenue par les forces françaises. “Nous avions face à nous une organisation, ou plutôt une désorganisation extrêmement complexe avec plusieurs responsables. Il a fallu démêler les fils de tout cela, obtenir des feux verts qui venaient de circuits différents”, a-t-il expliqué.

Interrogé sur d’éventuelles contreparties – financières notamment – à leur libération, Alain Juppé a répondu: “La France ne paie pas de rançon”.

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