Une sécheresse dramatique sévit dans la corne d’Afrique

Depuis deux ans, une sécheresse sévit dans la corne de l’Afrique regroupant a Somalie, l’Érythrée, Djibouti et l’Éthiopie. Il s’agit de la pire sécheresse en 60 ans pour la région de l’est de l’Afrique.

Mardi 29 juin, L’ONU a déclaré que plus de 10 millions de personnes sont concernés par cette sécheresse et nécessitent d’urgence une intervention humanitaire. Selon le porte-parole de l’ONU, Cette région est même touchée par une crise alimentaire importante, allant même jusqu’à la famille dans certains endroits, car le deux années sans pluie ont eu des conséquences désastreuses sur les récoltes.

Toujours selon l’ONU, la sécheresse toucherait 3,2 millions de personnes au Kenya, 2,6 millions en Somalie, 3,2 millions en Éthiopie et 117 000 à Djibouti.

Pour ne rien arranger, les mauvaises récoltes sont la cause d’une flambée du prix des céréales, ce qui empêche la population d’accéder correctement à la nourriture. l’élevage pâtit aussi de la sécheresse car les bergers sont dans l’incapacité de fournir la nourriture nécessaire à la survie du bétail.

L’ONU s’inquiète aussi de la malnutrition chez les enfants. Dans certaines régions, le taux d’enfants en sous-nutrition atteint plus du double du seuil d’urgence de 15%. En Somalie, un enfant sur trois serait en situation de sous-nutrition.

Autre conséquence de la sécheresse, les populations se déplacent massivement. Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a publié vendredi les chiffres du nombre de réfugiés: il s’élève à 20 000 Somaliens qui se sont rendus vers le camp de réfugiés de Dadaab, au Kenya, pour fuir la sécheresse et les violences.

l’ONU n’a pas réussi jusqu’ici à récolter les fonds nécessaires pour remédier à la situation. Selon les chiffres de l’ONU, annoncés par Le Monde, l’appel de fonds 2011 pour Djibouti (39 millions de dollars) n’est actuellement financé qu’à 30 %. Celui pour la Somalie, de 529 millions de dollars, ne l’est qu’à 50 % tandis que celui pour le Kenya (525 millions) est financé à 54 %.

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