Zine ben Ali qualifie son procès de “parodie de justice”

Zine ben Ali, l’ancien président tunisien, a jugé que sa condamnation par contumace lundi 20 juin à Tunis avait pris des allures de “parodie de justice”. Il a souhaité que la concorde nationale se réinstalle en Tunisie.

Dans un communiqué transmis à Paris par son avocat français, Me Jean-Yves Le Borgne, Zine ben Ali «constate qu’au terme d’une parodie de justice, dont le seul mérite fut la brièveté – à moins qu’il ne faille plutôt parler de précipitation-, il a été condamné à une peine d’élimination».

Quelques heures après l’ouverture du procès, Zine ben Ali et Leila Trabelsi ont tous les deux été condamnés à 35 ans de prison et à une amende de 91 millions de dinars (46 millions d’euros) pour vol et possession illégale de devises étrangères et de bijoux. L’ancien président et son épouse, qui ont fui en Arabie saoudite, sont également poursuivis pour possession illégale de drogues, d’armes et d’objets archéologiques. le verdict concernant ces trois chefs d’accusation sera rendu le 30 juin.

Ben Ali a déclaré que«le tribunal a prononcé une peine juridiquement insensée mais politiquement opportune». «Comme on était fondé à le craindre, cette formule de liquidation politique, confiée à la justice des vainqueurs, exprime la haine aveugle du passé qui masque mal l’absence de toute vision d’avenir», a-t-il ajouté.

Au-delà de ce qu’il qualifie «d’anecdote judiciaire indigne», Zine ben Ali a souhaité «que la sérénité sera bientôt retrouvée, que la concorde nationale se réinstallera et que la Tunisie s’engagera à nouveau sur le chemin de la modernité».

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