A Paris, des chinois manifestent contre la violence

La communauté asiatique a manifesté son agacement dimanche 19 juin face à la recrudescence des agressions et à l’atmosphère d’insécurité dont elle se sent la victime depuis un an. Après une agression ayant valu le coma à un chinois, elle réclame davantage de protection policière.

Lors de la manifestation, les violences commises contre les Chinois de Belleville, de Crimée, de la porte d’Italie ou d’Aubervilliers se sont incarnées par le biais d’une photographie: celle de Jiamming, 30 ans, photographié sur son lit d’hôpital, sous respiration artificielle, toujours dans le coma depuis trois semaines après avoir été roué de coups.C’est son frère Jan qui l’a brandie durant le rassemblement.

Ils étaient des milliers de personnes de tous les âges, hommes comme femmes, a venir protester en disant « Stop à la violence! » pour reprendre la formule de Tian, Chinoise de 29 ans, arrivée en France il y a sept ans et qui affirme s’être déjà fait voler trois portables.  Revisitant notre devise nationale, les manifestants ont scandé leur slogan : « Liberté, oui. Egalité, oui. Fraternité, oui. Mais aussi… la sé-cu-ri-té! »

C’est parce qu’il essayait de photographier des voleurs qui venaient de dérober le sac d’une invitée à un mariage, à la sortie du restaurant où il travaillait le 29 mai au soir, que Jiamming a été agressé.son frère a déclaré au micro lors de la manifestation que l’attaque avait été d’une telle violence que les médecins sont incapables de savoir quand est-ce qu’il va se réveiller.

Fille adoptive de Jacques Chirac, Anh-Dao Traxel, d’origine vietnamienne, s’est adressée au ministre de l’Intérieur : « Je demande à Claude Guéant d’accorder d’urgence des effectifs de police supplémentaires. On en a marre des voyous qui s’attaquent à des femmes! ». Et elle a accompagné sa requête d’une anecdote: celle de sa sœur qui « a été agressée à 11 heures au centre commercial Masséna (XIIIe) par deux jeunes qui courent toujours. Ils lui ont arraché son sac et son collier. Elle a crié au secours mais personne n’a réagi ».

Parti de République à 15 heures, le défilé s’est achevé dans le calme à Nation à 16h30. Les forces de l’ordre avaient demandé une dispersion rapide. L’année dernière, après une première manifestation organisée à Belleville, le défilé s’était terminé dans la violence.

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