Les indignés de la Bastille évacués par les forces de l’ordre

Imitant les indignés espagnols de la Puerta Del Sol, un millier de personnes sont venus occuper la place de la Bastille, dimanche après-midi. Mais chassés par les forces de l’ordre, les manifestant ont du quitter la place en début de soirée.

La police a évacué les contestataires remettant en causes les institutions et la démocratie, sous les huées de ces derniers. Cela se passait à 21h30. Les forces de l’ordre se ont livrées au démontage des tentes et ont fait descendre les protestataires des marches de l’Opéra.

Les slogans tels «Paris debout, soulève-toi», «Démocratie réelle maintenant», «Mai 1968 demandait l’impossible, mai 2011 réalisera l’impossible» figuraient sur des écriteaux brandis sur les marches de l’Opéra tandis qu’au moins 20 000 personnes manifestaient à Athènes et que la place de la Puerta del Sol était envahie par les protestataires à Madrid. Dans la nuit du dimanche à lundi, les “indignés” de Madrid ont décidé de poursuivre le mouvement, soutenus qu’ils sont par le reste de l’Europe.

Militant associatif, Yannick Comenge espère que cette journée ne sera pas un feu de paille : «Nous devons suivre l’exemple des Espagnols, dénoncer la corruption sociale comme ils le font depuis plusieurs semaines.» C’est le 19 mai qu’a débuté la mobilisation parisienne, prolongeant la mobilisation espagnole née le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid. Le mouvement est né d’une lassitude face à la crise économique et aux taux édifiants du chômage qui touche 43% des jeunes.

«Le souverain c’est vous, ce n’est pas les élus qui adoptent les directives européennes sans se poser de questions, encore moins les dirigeants de la BCE (Banque centrale européenne, ndlr) et du FMI que personne n’a élus», a lancé sous un tonnerre d’applaudissements Céline Meneses, venue d’Espagne.

A Toulouse, une trentaine de personnes et une douzaine de tentes ont assuré la permanence des «indignés» place du Capitole. Ils devaient organiser une assemblée générale en début de soirée comme tous les soirs depuis une semaine.

A Bayonne, sur la côte basque, une centaine de personnes, essentiellement des jeunes, ont continué dimanche d’animer un «village des indignés»installé depuis mercredi.
A Lyon, ils étaient une soixantaine à s’être rassemblés en début de soirée place Bellecour.

 

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