Allemagne: le trafic aérien paralysé par le volcan islandais

Le nuage de cendres crachées par le volcan islandais a paralysé le trafic aérien mercredi à Berlin et dans le nord de l’Allemagne. Mais les autorités ont tenté d’apaiser les inquiétudes, la situation se normalisant dans le reste de l’Europe.

Les services météorologiques ont déclaré que le volcan  Grimsvötn n’avait pas connu d’activité depuis 02H00 GMT et ont annoncé la disparition de son panache de fumée. Malgré tout, les autorités de la sécurité aérienne (DFS) ont annoncé que les deux aéroports de la capitale allemande fermeraient à 9h00 GMT pour une durée indéterminée.  L’aéroport de Hambourg était déjà fermé jusqu’à nouvel ordre, mais celui de Brême a rouvert et celui de Hanovre, également dans le nord, n’était pas concerné.

Il est prévu que sept cents vols sur 8.000 soient annulés au-dessus de l’Allemagne mercredi, selon l’organisation européenne de la sécurité aérienne Eurocontrol. Mardi environ 500 vols, sur quelque 29.000 programmés, avaient été annulés en Europe. Des files d’attentes s’allongeaient devant les comptoirs d’enregistrement des compagnies aériennes dans les trois villes allemandes. La première compagnie allemande, Lufthansa, prévoyait d’annuler quelque 150 vols dans la journée.

Comme les aéroports les plus importants du pays, Francfort et Munich, plateformes aériennes européennes ne sont pas concernées, les perturbations les plus sévères devaient  être évitées. De même, Peter Ramsauer, le ministre des Transports, a assuré que la journée allait voir son lot d’améliorations. “La sécurité prime sur tout mais on peut dire que la situation va s’améliorer dans la journée“, a-t-il déclaré à la chaîne de télévision publique ARD.

Il a indiqué que l’Allemagne était “en bien meilleure posture pour contrôler la situation” que l’an dernier, lorsqu’un autre volcan islandais avait craché des cendres et bloqué des millions de passagers des semaines durant sur tout le continent.

Le trafic est supposé revenir à la normale dans le reste de l’Europe alors que la Commission européenne a exclu mardi une fermeture de grande ampleur de l’espace aérien européen, comme en avril 2010.

En avril 2010, l’éruption d’un autre volcan islandais, l’Eyjafjöll, avait provoqué la plus grande fermeture d’espace aérien décrétée en Europe en temps de paix. Plus de 100.000 vols avaient alors été annulés et plus de huit millions de passagers bloqués pendant un mois.

Cette mesure avait été jugée exagérée par de nombreuses compagnies.

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