Fukushima: Tepco fait de nouveaux gravissimes aveux

La société en charge de l’exploitation de la centrale nucléaire de Fukushima-Daichi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, a avoué de nouveaux faits des plus inquiétants.

Elle a reconnu le mardi 24 mai qu’il s’était effectivement produit une fusion dans les réacteurs n°2 et n°3 et que le coeur du réacteur n°1 avait complètement fondu. Le combustible en fusion est tombé au fond de la cuve sous pression, ce qui a trouvé la paroi de celle-ci. Mais Tepco a mis deux mois à déclarer l’accident.

Il ajoute que les cœurs des réacteurs numéro 2 et 3 ont eux aussi fondu partiellement. Le combustible fondu est transformé en corium, une lave brûlante et imprévisible.

Tepco est accusé par le Premier ministre Naoto Kan de lui avoir transmis des informations inexactes sur la gravité de la situation dans la centrale. Mais Tepco a riposté en indiquant que si la situation s’était aggravée c’était par la faute du Premier ministre Naoto Kan qui a ordonné pendant plus d’une heure l’arrêt de l’arrosage des réacteurs avec de l’eau salée, ce qui a eu pour effet d’accélérer la fusion du combustible. Le Premier ministre a aussi retardé les opérations de refroidissement des réacteurs, juste après l’accident, en survolant la centrale à bord d’un hélicoptère.

La société et le Premier ministre ne cessent donc de s’accuser mutuellement, refusant d’endosser une quelconque part de responsabilité dans la catastrophique gestion de la centrale. Selon le journal économique Nikkei, ce n’est pas le rôle du chef du gouvernement japonais de gérer l’accident nucléaire le plus grave de l’histoire, après celui de Tchernobyl.

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