Elections espagnoles: les socialistes battus à plate couture

Les élections espagnoles dimanche dernier ont signé la défaite du parti socialiste alors que celui-ci est au pouvoir depuis 2004. Des résultats préoccupants alors que les législatives sont dans dix mois et que le pays est traversé par un mouvement de contestation mené par les jeunes du pays.

Et la défaite est nette et sans appel: Le Parti socialiste arrive quasiment dix points derrière les conservateurs du parti populaire avec 27, 81% des voix contre 37,58% selon les résultats quasi-définitifs des municipales.

Le chef du gouvernement, José Luis Zapatero a déclaré comprendre les raisons de cette défaite: «Je sais que beaucoup d’Espagnols souffrent de graves difficultés (…) «Il était raisonnable de penser que le Parti socialiste allait subir un châtiment par les urnes, nous l’assumons et le comprenons».

Si les résultats étaient prévisibles pour le chef du gouvernement, c’est que le mécontentement et l’inquiétude des espagnols face à la politique d’austérité et au chômage grandissant (21,29%) étaient palpables ces dernières semaines. Des manifestants occupent la place de la Puerta del Sol à Madrid depuis le 15 mai et ont l’intention d’y demeurer une semaine de plus. Spontané, coloré, pacifique, laboratoire d’idées pour des réformes à venir, ce mouvement citoyen dénonce l’injustice sociale, les dérives du capitalisme, la «corruption des hommes politiques». Mis à mal, le gouvernement n’a cependant pas eu recours aux forces de police pour faire évacuer le place.

l’intention déclarée de M. Zapatero de ne pas se présenter pour un troisième mandat n’a eu aucune incidence sur le baisse de popularité de son parti.  Les socialistes ont perdu Barcelone, la deuxième ville du pays, qu’ils contrôlaient depuis 1979, et Séville, la quatrième ville espagnole. La droite a quant-a-elle conservé Madrid et Valence, la troisième ville du pays.

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