DSK obtient la liberté conditionnelle

DSK a remporté une petite victoire hier. Il va pouvoir quitter la prison de Rikers Island où il a été incarcéré lundi et bénéficier d’une liberté provisoire.

En échange d’une caution d’un million de dollars; accompagné d’un dépôt de garantie de 5 millions, le juge a autorisé DSK a bénéficier de la liberté conditionnelle. Le clan DSK compte sans doute hypothéquer la maison de Washington pour être en mesure d’avancer une telle somme d’argent.

La principale préoccupation du juge  étant de voir DSK prendre la fuite, l’ancien patron du FMI va être surveillé 24h sur 24 à l’aide caméras installées installées dans l’appartement de Manhattan où il va séjourner en compagnie de son épouse, muni d’un bracelet électronique. Un garde sera également là en permanence pour le suivre dans tous ses déplacements. Ce dispositif de surveillance sera entièrement à sa charge.  Cet énorme dispositif sera à ses frais. Il est autorisé à recevoir des visites, et également à sortir à condition que ce soit pour des raisons précises telles que des “raisons religieuses”.

William Taylor, l’avocat du français, a tenu à rassurer sur sur les intentions de son client, qui ne sont pas de s’enfuir. Il a souligné qu’il n’avait pas cherché à le faire lors de son arrestation samedi dernier et pour le prouver, il a rappelé que son client avait appelé deux fois l’hôtel pour qu’on lui envoie un coursier afin de récupérer son téléphone portable. Puis l’avocat a retracé l’itinéraire du voyage initialement prévu par DSK: Il devait se rendre à Paris, puis en Allemagne. D’après un document présenté, le billet d’avion avait été acheté le 11 mai, preuve supplémentaire, selon l’avocat, qu’il ne fuyait pas les États-Unis. “C’est un homme respectable” qui “n’a qu’un but, laver son nom”, a-t-il dit.

Le procureur a  bien sûr contesté cet argumentaire, arguant que DSK avait de “substantielles motivations” à quitter le pays. En tant que figure internationale, il a accès à de gigantesques ressources financières. Enfin et avant tout, la France n’extrade pas ses ressortissants.

Après avoir posé un certain nombre de questions; le juge a suspendu la séance pour étudier le dispositif de surveillance proposé par la défense. Il est revenu quelques minutes plus tard et a finalement accordé la liberté provisoire. L’ensemble des conditions imposées doit “assurer que vous serez là quand on aura besoin que vous soyez là”, a-t-il dit en s’adressant à DSK.

L’ex-patron du FMI devrait donc se retrouver très vite dans son appartement de Manhattan, quand toutes les conditions auront été remplies.En attendant, il a été formellement inculpé par la chambre d’accusation réunie à huis clos de tous les chefs d’accusation retenus contre lui. S’il ne plaide pas coupable, un procès aura lieu dans les six mois. Le Français se prononcera le 6 juin prochain.

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