L’usine de films amateurs de Gondry migre à Aubervilliers

L’usine de films amateurs organisée par Michel Gondry au Centre Pompidou cet hiver va migrer à Aubervilliers au printemps 2012. Le début d’une tournée dans la France entière? voire à l’étranger?

Son passage au Centre Pompidou lui avait valu un petit succès avec 65 000 visiteurs et plus de 4500 apprentis réalisateurs ayant mis sur pied 355 films amateurs. Aujourd’hui,  l’usine à films amateurs de Michel Gondry s’implante à Aubervilliers, et plus précisément dans une friche industrielle, l’ancienne manufacture d’allumettes Seita de la rue Henri-Barbusse: un nouveau décor qui colle parfaitement au concept de “fabrique” cinématographique populaire.

Séduit par la proposition présentée à Beaubourg, l’humoriste et comédien Jamel Debbouze a été désigné pour être le parrain de cette initiative. Il est le cofondateur, avec Michel Gondry, d’une association loi 1901 destinée à promouvoir le projet. La commune de Seine-Saint-Denis accueillera donc l’installation itinérante du cinéaste, déjà passée par les prestigieux centres d’art à New York, Sao Paolo mais pas de manière exclusive.

La Présidente de la Commission du Film d’Ile-de-France et initiatrice du projet “l’Usine de films amateurs à Aubervilliers, Safia Lebdi, a précisé qu’une installation à Lille, au sud de la ville, est à venir, tandis qu’une autre est à l’étude dans le cadre de Marseille 2013. Moscou et Johannesbourg sont également de futurs potentiels lieux d’implantation. la prolifération de ces usines n’est cependant pas source de profit pour le cinéaste qui a choisi  qui a choisi le format associatif non lucratif pour porter son projet.

Pour Safia Lebdi, l’une des fondatrices de l’association Ni Putes ni Soumises, cette implantation en banlieue possède de véritables avantages et elle s’intègre au fait que le cinéaste soit soucieux de la dimension géographique et sociale: “Cela permet de créer un espace de rencontre et de travail en toute liberté pour les filles et les garçons des quartiers, de décloisonner des espaces urbains, et peut-être de créer un pôle d’attractivité. Michel Gondry tenait à cet ancrage”.

Certes, l’implantation nécessite la réhabilitation du lieu mais les coûts ne sont pas très élevés confie-t-elle. Le projet est par ailleurs soutenu par la mairie, le département, la région, le ministère de la Culture, le ministère de la ville, ainsi que le Centre Pompidou.

Il est prévu que l’Usine de films amateurs sédentarisée ouvre dès mars 2012, sous la même forme que celle qui a séduit les visiteurs de Beaubourg. Reste à savoir si elle saura se faire apprécier de son nouveau public, et être porteuse d’une dynamique autour du travail de l’image.

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