Elections municipales italiennes: Berlusconi, le loser

Victorieux en 2008, il n’avait jamais connu de déconvenues électorales depuis. Les résultats des élections municipales lui font défaut et il se pourrait bien que ce soit la première fois depuis 2008 qu’Il Cavaliere connaisse une défaite.

Rien n’avait laissé envisager de tels résultats: le centre droit se retrouve en difficulté dans son propre fief de Milan et n’est pas parvenu à battre la gauche dans ses bastions de Turin et de Bologne. A  Naples, dans 15 jours seront confrontés  l’industriel de droite Gianni Lettieri qui défend les couleurs du parti de Silvio Berlusconi, le PDL, et un ancien magistrat de gauche, Luigi De Magistris, qui a évincé le représentant du Parti démocrate.

La consultation intéressait treize millions d’électeurs dans 1310 communes et neuf provinces. Le résultat le plus étonnant provient de l’élection milanaise où la maire sortante, Letizia Moratti, est devancée par un ancien magistrat représentant la gauche communiste, Giuliano Pisapia. Selon les premières projections, Mme Moratti est susceptible de réaliser trois à quatre points de moins (42,5/43% contre 46/46,5%) que son concurrent.

«Ce n’est pas possible que la ville de Milan soit gouvernée par quelqu’un d’autre que nous», s’est exclamé le président du Conseil aux premiers résultats. Il est maintenant dans l’obligation de rallier les électeurs modérés qui se sont tenus à l’écart des urnes, sans douté dégoûtés par la violence dont était imprégnée la campagne, et les attaques personnelles qu’elle a suscité. Il va lui falloir également donner davantage de garanties à la Ligue du Nord qui demande plus de voix au chapitre dans l’administration de la ville.

Enfin, à Turin, c’est le démocrate de gauche Piero Fassino qui gagne les élections avec éclat. À 61 ans, cet ancien ministre du Commerce extérieur, puis de la Justice est élu dès le premier tour avec un score d’environ 54%. Il bénéficie de l’effet d’entraînement de la bonne gestion héritée de Sergio Chiamparino, un leader du Parti démocrate qui a gouverné la citadelle ouvrière de Fiat pendant dix ans, avec une cote de popularité dépassant 75%.

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