Bilan Tchernobyl: rapports, mensonges et désaccords

le total des victime est sujet à polémique 25 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Selon les médecins, c’est des millions de victimes qui souffrent toujours de problèmes de santé suite à l’explosion du réacteur.

Les autorités ukrainiennes estiment à 5 millions le nombre de personnes touchées, Ukrainiens comme Bélarusses et Russes et une majorité d’entre eux vit encore sur les terres contaminées.

C’est 100 000 à 400 000 personnes qui pourraient mourir sur à une contamination radioactive (cancers, atteintes au systèmes immunitaires, maladies cardiaques…) dans ces trois ex-républiques soviétiques selon Greenpeace.

Le bilan de l’ONU diffère considérablement de Greenpeace puisque en 2005 il a estimé à 4000 le nombre de personnes tuées par les radiations. L’UNSCEAR, un comité scientifique de l’ONU, n’a reconnu que les effets de la radiations étaient liées aux décès que pour 31 opérateurs et pompiers tandis qu’il a conclu que les 19 autres “liquidateurs” étaient morts pour “différentes raisons”.

C’est environ 600 000 soviétiques qui ont été réquisitionnés pour mettre fin à la propagation radioactive  et procéder au nettoyage de la zone contaminée suite à l’explosion de la centrale le 26 avril 1986.  la seule répercussion indubitable de cette catastrophe annoncée dans les rapports est une augmentation importante des cancers de la thyroïde.  Le dernier rapport de L’UNSCEAR paru en février fait état de 6.000 cas de cette maladie dont 15 fatals.

Le Bélarusse Iouri Bandajevski, médecin auteur de nombreuses études sur Tchernobyl, estime que les rapports officiels minimisent l’impact de la catastrophe sous la pression du lobby nucléaire. Il affirme à l’AFP que «Pendant 25 ans, les structures étatiques ont tout fait pour cacher les informations au profit du lobby nucléaire, le plus puissant au monde, qui dicte ses conditions», assure-t-il à l’AFP. Il dénonce les autorités des ex-républiques soviétiques, qui ne protègent pas les populations sur les territoires contaminées.

ces déclarations sont démenties par l’ukrainien David Belyi, médecin au Centre scientifique de médecine nucléaire à Kiev: «Si l’on examine la fréquence des maladies d’organes internes chez les victimes de Tchernobyl, nous ne trouverons pas d’augmentation par rapport à la population générale» […] «L’espérance de vie chez ces personnes est la même que chez les autres Ukrainiens». Il admet néanmoins que ces conclusions peuvent évoluer.

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