Un président “en deçà” de ses promesses selon ségolène Royal

la volonté de Nicolas Sarkozy d’imposer aux entreprises distribuant des dividendes le versement d’une prime aux salarié est estimée par Ségolène Royal “très en deçà” des promesses formulées par le chef de l’état concernant la répartition des profits.

l’ex candidate aux présidentielle a reconnu être d’accord “sur le principe” mais elle juge cette mesure insuffisante: : “Qui pourrait être contre ce constat? Cela dit, le président de la République est bien en deçà de ce qu’il avait promis“.

Elle a rappelé le contenu exact des annonces du président de la république:  Nicolas Sarkozy avait “promis la règle des trois tiers -un tiers des résultats pour les salariés, un tiers des résultats pour les actionnaires et un tiers des résultats pour réinvestir dans les entreprises”. “Donc, on est très en deçà”, a-t-elle estimé.

Rappelant sa proposition, pour soutenir le pouvoir d’achat, de bloquer le prix de l’essence, la présidente de Poitou-Charentes a affirmé que “chaque fois que le prix du baril augmente, Total augmente ses marges”.

Et elle a insisté: “Total ne paie aucun impôt sur les sociétés en France. Qu’elle ne dise pas qu’elle perd de l’argent en France!. (…) C’est faux”.

Forte de ses arguments précédents, elle a poursuivi: “Ces gens sont des cyniques qui se moquent du peuple français avec des dirigeants à la tête de l’Etat qui sont en connivence avec ces grands patrons et le pouvoir en France, et le gouvernement n’a pas le courage ni la volonté politique parce qu’ils ont des intérêts liés, de mettre d’autres règles sur l’organisation de l’économie”.

Elle a jugé nécessaire de “remettre des règles” après avoir rappelé les suicides des producteurs laitiers. De même, elle a dénoncé le rachat de l’entreprise Yoplait “par des Américains, notamment par un fonds de pension en étant valorisée à 3,5 milliards d’euros“. faisant part de son indignation, elle s’est interrogée: “Est-ce normal? Comment se fait-il que la France laisse acheter une industrie comme ça cruciale, moi je n’aurais pas laissé partir une industrie laitière“.

A ses yeux, ce sont les entreprises du CAC 40 qui “font la loi”.

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