Des officiers français en Libye contre Kadhafi
Si le gouvernement avait affirmé ne pas vouloir envoyer de forces terrestres en Libye, des officiers sont déjà sur le terrain pour tenter de déloger Mouammar Kadhafi.

Alors que les rebelles libyens réclament une intervention au sol des Occidentaux, la France a annoncé qu’un petit nombre de ses officiers effectuerait une mission auprès du Conseil national de transition (CNT). La Grande-Bretagne avait également annoncé, mardi, l’envoi de conseillers militaires auprès de la résistance libyenne.

«Il y aura un petit nombre d’officiers de liaison, quelques unités, aux côtés du Conseil national de transition (CNT) pour effectuer une mission de liaison afin d’organiser la protection des populations civiles», a affirmé le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, à la sortie du conseil des ministres. Selon lui, leur nombre sera inférieur à dix.

De leur côté, les rebelles basés à Misrata ont réclamé l’envoi de soldats français et britanniques au sol afin d’assurer leur protection. «Nous n’avons accepté (jusqu’à présent) la présence d’aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu’un vienne et fassecesser la tuerie», a affirmé un représentant des rebelles, alors que la ville est assiégée par des troupes pro-Kadhafi. Les rebelles ont fait part de leur requête par écrit aux forces de la coalition par le biais du Conseil national de transition

Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, s’était déclaré «tout à fait hostile» à l’envoi de forces sur le terrain en Libye, jugeant qu’il revenait à la rébellion d’assurer le guidage des chasseurs-bombardiers de l’Otan.

Il répondait à l’Association de la presse diplomatique qui l’interrogeait sur la demande du président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Axel Poniatowski (UMP), d’envoyer en Libye 200 à 300 membres de forces spéciales de pays de l’Otan pour aider la rébellion et mieux guider les avions de la coalition sur les objectifs du régime de Mouammar Kadhafi.

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