Le mouvement de rébellion se propage au Burkina Faso

Le mouvement de contestation qui a commencé jeudi dans la capitale du Burkina Faso se propage au nord du pays. Après Ouagadougou, Pô, Tenkodogo, ce fut au tour de Kaya dans la nuit de dimanche à lundi.

Alors que la contestation est née au sein de la garde présidentielle du chef de l’état, ce sont des soldats et des gendarmes cette fois-ci qui ont tiré des coups de feu en l’air dans les rues de Kaya.

C’est la première fois que des gendarmes prenaient part à la rébellion depuis ses débuts. Des habitants de la ville ont affirmé que les gendarmes ont mis le feu au domicile du chef du corps du régiment de commandement d’appui et de soutien (CAS) et qu’ils ont dégradé la résidence du commandant de la région militaire de Kaya.

la vie reprend tout juste son cours depuis jeudi à Ouagadougou. La plupart des services publics et des banques ont été en mesure de reprendre leur activité.

En revanche, sur le marché central, les commerçants, furieux de voir des militaires piller et dévaster leurs boutiques samedi dernier, n’ont pas encore réouvert leur étals.

le calme est également revenu à Pô (sud) et Tenkodogo (est) alors que des soldats avaient semé le trouble en tirant des coups de feu

Le mouvement de contestation était parti jeudi soir de la propre garde présidentielle du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, puis s’est, les jours suivants, étendu à d’autres garnisons de la capitale, et des trois autres villes. Pour tenter de contenir cette révolte, Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1987, a dissous son gouvernement et nommé de nouveaux responsables des forces armées.

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