Il restera à tout jamais Arsèn-al Wenger

Arsène Wenger, ne dirigera plus Arsenal l’année prochaine. Qu’importe de savoir qui a pris la décision, le club ou Arsène Wenger, depuis maintenant longtemps, le manager alsacien a marqué l’histoire des Gunners, et celui de la Premier League. Il a fait partie des artisans de la grande révolution et la mise en place depuis la fin des années 1990 de la Premier League, que nous regardons régulièrement sur nos petits écrans.

C’est grâce à Arsène Wenger, qu’Arsenal a réussi à prendre le bon wagon de la mutation qui s’est effectué. Avant lui, et quelques autres, le football anglais brillait par un engagement physique intense, des ballons loin devant, et un jeu de tête indispensable. C’était aussi un football, que certains regrettent, fait d’alcool et de nombreux excès, qui l’empêchait régulièrement de se hisser dans les sommets de la hiérarchie européenne et mondiale.

Il est arrivé en 1996 à la tête de ce qui est devenu son club, dans un climat pour le moins sceptique. On se rappelle du « Arsène, who ? titré par l’Evening Standard à propos de cet entraîneur français qui arrivait du Japon. Le changement ne fut pas long à se mettre en place, et surtout dans les moindres recoins de la vieille institution londonienne. En quelques années, tout y passé, les méthodes de travail plus rigoureuses, les infrastructures plus modernes, et la mise en place d’un vrai style de jeu, qui est devenu une référence dans tout le Royaume, et même en Europe.

Il ne faut pas oublier sa capacité à recruter des jeunes pour en faire des stars. Son aptitude à dénicher les talents européens, qui ont démontré leur capacité à s’adapter au physique jeu anglais, a aussi longtemps été sa marque de fabrique.

Cela nous amène à l’autre facette du manager Arsène Wenger, celui qui va au-delà de l’entraîneur qui gagne des trophées. Si Arsenal est devenu un des clubs de tout premier ordre du championnat britannique, et une place-forte du vieux continent, c’est que ses actionnaires et ses dirigeants ont pu compter sur un manager, qui a su et accepté des sacrifices sportifs pour de réels résultats financiers.

Il a partagé cette volonté de construire un club sain financièrement, avec par exemple la construction du stade, un bijou rassurant, et qui fait le bonheur des propriétaires du club et qui permet de remplir les caisses d’Arsenal. On est de suite très loin des entraîneurs mercenaires utilisant l’argent de nouveaux riches pour étoffer leur palmarès sans penser aux lendemains.

C’est certainement pour cela, que même si les résultats de ces dernières saisons furent décevants, il a fallu du temps de part et d’autre, pour envisager une passation de pouvoir. Il a fallu prendre en compte que cela n’entraîne pas seulement un changement d’effectif et de tactiques, mais une réelle vision de l’avenir d’un club, d’une entreprise et de grands projets.

Gageons donc qu’Arsenal ne va pas manquer de le célébrer comme il se doit dans les prochaines semaines, car le club ne peut pas oublier ce qu’il lui doit.

Crédit photo : Emrah Partal

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