Pas de perturbations dans les transports ferroviaires Corses

Les perturbations dans les transports ferroviaires touchent toute la France. Cependant, si on y regarde d’un peu plus près, il reste un endroit qui une nouvelle fois se singularise, c’est la Corse. La raison est simple, depuis 2012, ils sont indépendants de la SNCF et les cheminots corses ne s’associent pas au mouvement de grève national.

Discrètement depuis maintenant six ans, la collectivité territoriale de Corse (CTC), qui détient les infrastructures de l’île, n’a pas renouvelé son contrat d’exploitation. La SNCF réclamait 48 millions d’euros contre 12 millions auparavant.

La CTC, a donc décidé de trouver une autre solution, et s’est tournée vers une société anonyme d’économie mixte locale (SAEML) pour gérer 16 gares et 242 km de rails. En fait, la majorité des Chemins de Fer Corse (CFC) est détenue par les deux communautés d’agglomérations de l’île et les chambres de commerce et d’industrie de Bastia et d’Ajaccio. La SNCF, qui reste actionnaire à 15 % des CFC, continue de gérer des infrastructures du rail corse, sous la forme d’un contrat d’assistance technique.

A partir de là, la société qui compte 272 salariés s’organise comme elle le veut. La société a entrepris des réformes comme, « la mise en place d’une nouvelle tarification plus adaptée, un plan de circulation spécifique à l’île, et une modernisation du réseau« , qui ont considérablement amélioré la rentabilité de l’entreprise selon le directeur général des CFC. On peut noter, que le nombre de passagers a augmenté, passant de 700 000 en 2012 à près de 2 millions en 2017.

Du côté des salariés, ils ne cotisent pas à la même caisse de retraite et d’assurance-maladie que les cheminots métropolitains, et ils ne bénéficient pas de certains avantages nationaux, comme la gratuité des transports SNCF. En 2013, une grève importante a finalement débouché sur un compromis.

« Nous ne faisons pas grève, car la réforme du gouvernement n’attaque pas notre statut, qui est négocié directement avec la collectivité territoriale« , a expliqué Alexandre Moll, délégué syndical de la CGT au sein de Chemins de fer de la Corse.

Crédit photo : hans.hirsch

 

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