Les 10 médicaments qui coûtent le plus cher à la Sécu

Pour parler de dépenses de santé, les journalistes du journal Le Monde ont analysé la base de données Open Medic, un organisme qui recense toutes les informations sur les médicaments remboursables pour en établir un classement des médicaments les plus coûteux. En tête de classement, on retrouve deux médicaments indiqués dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge et un autre spécialisé en cas de maladie inflammatoire.

A ce stade, il faut d’abord mettre tout en perspective, car les chiffres sont importants et peuvent impressionner. Par exemple, les 10 premiers médicaments remboursés par la Sécu ont coûté à eux seuls, plus de 2,5 milliards d’euros. L’ensemble des remboursements des traitements délivrés en pharmacie en 2016, a coûté 18,5 milliards d’euros, à l’assurance-maladie. Ces sommes importantes, sont cependant relatives, si l’on prend en compte le budget global des dépenses de santé général de la France, qui s’élèvent à près de 200 milliards d’euros.

Tout d’abord, la première place de ce top 10 des médicaments les plus coûteux est occupée par le Humira, avec 460 millions d’euros, c’est un médicament immunosuppresseur prescrit pour traiter des maladies inflammatoires chroniques. Il est suivi par le Lucentis et l’Eylea, deux médicaments indiqués dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, qui ont couté respectivement 322 et 259 millions d’euros. Le classement est complété par Crestor, Enbrel, Lantus, Xarelto, Doliprane, Glivec et Aranesp.

L’enquête du Monde va, bien sûr plus loin, et elle précise, que 6 de ses médicaments ont des alternatives moins chères. Par exemple, l’Enbrel et l’Humira, selon le journal « ont perdu leurs brevets et des copies sont désormais disponibles, dont le Benepali, 15 % moins cher que l’Enbrel. Ils sont pourtant peu prescrits« . On pourrait aussi évoquer l’Avastin développé par le laboratoire Roche. Avec un coût de 100 euros, il pourrait remplacer le Lucentis et l’Eylea, dont la seringue coûte respectivement 740 euros et 680 euros.

On peut multiplier les exemples d’utilisation, et de prescription de médicaments, qui tiennent plus de l’habitude des patients et de la puissance de persuasion des laboratoires auprès des médecins et des pouvoirs publics, que de la simple bonne gestion du budget. L’analyse faite par Le Monde, confirme également l’impact sur les dépenses de santé que représente notre très ou trop grande facilité à avoir recours aux calmants et somnifères, mais aussi aux antidépresseurs, ainsi que les antibiotiques.

Crédit photo : Marc ROUX

Laisser un commentaire