Carles Puigdemont au pays des Flamands : séparatistes de tous bords unissez-vous

Le journal « El Pais », révèle les éléments qui ont poussé Carles Puigdemont le leader indépendantiste à choisir Bruxelles comme point de chute. Cette fuite, fut à la fois précipitée dans la forme, mais savamment étudiée dans le fond.

Il a fallu, faire un traditionnel balayage, par un cabinet de juristes, des avantages et des inconvénients de plusieurs points de chute. Cela fut, d’ailleurs étudié et a fait l’objet d’un rapport. Il a permis de faire le choix entre différentes destinations possibles comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, ou les Pays-Bas, mais c’est finalement la Belgique, qui sera choisie.

Si on procède par élimination, le rapport indique, que le Royaume-Uni était difficile d’accès si l’on tient compte des circonstances, car le pays est une île, qui de plus ne fait pas partie de l’espace Schengen. Carles Puigdemont, n’aurait donc pas pu s’y rendre en voiture, le moyen de transport initialement envisagé pour fuir. De plus, il aurait été obligé de décliner son identité en arrivant à la frontière, pas vraiment idéal pour la discrétion.

Entrer en Allemagne aurait posé moins de problèmes. Néanmoins, les aléas de la diplomatie, font que la décision du gouvernement espagnol de ne pas extrader l’écrivain germano-turc Dogan Akhanli vers Ankara, a été saluée par les Allemands. Le risque était trop grand que le gouvernement allemand ne fasse en retour une faveur à Madrid, en expulsant rapidement Carles Puigdemont.

Les deux pays restants, sont donc les Pays-Bas et la Belgique. C’est finalement, une fraternité d’esprit avec la communauté flamande, qui va faire pencher la balance pour la Belgique. Les Flamands sont eux aussi, sensibles depuis longtemps à des velléités séparatistes, sur fond de ras-le-bol économique.

Carles Puigdemont, et cinq ministres ont donc pris la route pour rejoindre l’aéroport de Marseille, puis la Belgique. Le journal espagnol, explique comment par la suite, les avocats belges des Catalans ont eu une réunion avec le parquet belge. Ce fut l’occasion de déterminer l’heure et le commissariat dans lequel Puigdemont et les ex-ministres se rendraient une fois le mandat d’arrêt espagnol lancé.

Apparemment bien accueillis, les avocats ont même pu obtenir l’assurance du parquet belge, que la procédure se déroule en langue néerlandaise plutôt qu’en français. Cela permet, de compliquer le travail des autorités espagnoles, et donc de gagner du temps.

La justice belge examinera la demande d’extradition le 17 novembre.

Crédit photo : thierry ehrmann

Laisser un commentaire