L’économie intéresse de plus en plus les Français

Si vraiment, ce que l’on connaît mieux, fait moins peur, alors les Français devraient se rapprocher un peu plus de l’économie, car un sondage Kantar Public/Banque de France démontre que 56 % des Français s’intéressent maintenant aux questions économiques. C’est une augmentation de quatre points de plus en un an.

On ne peut pas encore parler de passion, mais c’est une nette progression. Cela concerne surtout un intérêt grandissant principalement, axé sur la situation de l’emploi et les déficits publics, qui sont leurs principales préoccupations.

Alors, qu’un Français sur deux, se dit donc intéressé par les questions économiques, l’étude va plus loin, et explique qu’un Français sur cinq se déclare même s’y intéresser « beaucoup ». Cependant, cet intérêt est très inégalement réparti parmi la population.

En détaillant un peu plus, on s’aperçoit que si l’on est un homme de plus de 50 ans, diplômé du supérieur, on a plus de chance de suivre plus les questions économiques. Par contre, les catégories socioprofessionnelles comme les employés et les ouvriers, se déclarent peu ou pas intéressés.

Tout ceci démontre, que la complexité apparente du sujet l’emporte sur le fait qu’ils sont pourtant les premiers concernés, et qu’ils devraient se tenir au courant des décisions économiques qui sont prises notamment au niveau gouvernemental.

Parmi ceux qui s’intéressent peu ou prou par l’économie, 36 % d’entre eux sont sensibles en premier lieu à l’emploi, et la situation des finances publiques. Ensuite, c’est la protection sociale et l’inflation qui sont les sujets prioritaires pour respectivement 29 % et 26 %. Les autres sujets abordés sont, l’impact de la mondialisation et celui de la robotisation, qui intéressent particulièrement les diplômés et les CSP+.

Cet intérêt grandissant pour l’économie, permet de réduire certains mythes et idée reçues qui perdurent. Par exemple, concernant l’évolution des prix, la proportion des Français qui la surestiment, a baissé de 4 points en un an pour se situer à 24 %, et 30 % évaluent correctement l’évolution des prix.

Pour en revenir au principe de mieux connaître les choses pour en avoir moins peur, il y a peut-être une relation avec une vision moins pessimiste sur la situation économique. Certes, ils ne sont encore que 26 % à penser que les choses vont s’améliorer, mais cette proportion a doublé en un an. C’est une tendance importante, car à l’instar du moral d’un malade, on connaît l’impact d’une vision positive d’une situation économique pour son amélioration.

C’est aussi un pas de plus, en la matière pour ne pas confondre lucidité et pessimisme. La peur n’évite pas le danger, le courage non plus, mais la connaissance peut en réduire les conséquences.

Crédit photo : kassgallerie

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