Une étude révèle le poids économique du rugby professionnel

Le rugby professionnel français se développe, et change de dimension. A l’instar des autres sports professionnels, les sommes et l’argent investis deviennent de plus en plus importants. Cela a des répercussions sur le fonctionnement même du sport, mais aussi sur les différents acteurs qui gravitent autour. Il est apparu nécessaire à la Ligue nationale de rugby (LNR) de connaître avec précision l’impact de la contribution économique et sociale du rugby professionnel français à l’échelle nationale.

C’est pour cela qu’une étude a été commandée au cabinet Deloitte, et c’est la première concernant le rugby français. Elle a été rendue publique par la LNR, et le directeur général Emmanuel Eschalier annonce d’ailleurs assez fièrement que « les autres sports collectifs n’ont pas, à notre connaissance, mené d’étude qui mesure leur impact direct, indirect et induit selon cette méthodologie. Cela confirme aussi que les clubs professionnels sont des acteurs de premier plan dans leur territoire, au plan économique et social ».

On apprend dans un premier temps, que suivant les chiffres, le rugby pro français, c’est-à-dire 30 clubs professionnels de TOP 14 et de PRO D2, a engendré 1,03 milliard d’euros de contribution économique. Il est donc le deuxième sport, derrière le football en terme de poids économique global. Il concerne 5 280 emplois soutenus et engendre 134 millions d’euros de contribution sociale et fiscale. Toujours au rayon des chiffres, le rugby français avec les compétitions européennes a rassemblé 4,3 millions de spectateurs dans les stades.

Tout cela peut faire dire à LNR de manière schématique que « pour 1 euro de subvention publique reçu, le rugby génère 5 euros de fiscalité et de charges sociales ».

On peut dire, que cette étude, la première menée depuis que ce sport a basculé dans le professionnalisme en 1995, tombe vraiment bien. Ces chiffres démontrant une réelle bonne santé, vont remonter le moral des dirigeants qui affrontent actuellement de multiples affaires. Peut-être est-ce dû à une crise de croissance ?

Crédit photo : Phill_Heck

 

 

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