Qui sera le prochain premier secrétaire du prochain parti socialiste ?

Le Parti socialiste va mal, mais il n’est pas mort. Certains comptent bien s’appuyer sur ses décombres pour prendre un nouvel élan. Il apparaît tout de même clair, que l’entreprise est ardue et doit s’envisager à plus long terme. Ce nouveau départ peut être l’occasion de mettre sur le devant de la scène de nouvelles têtes, moins connues pour l’instant, mais qui pourraient représenter le futur d’un Parti largement rénové.

Le Parti socialiste, tel que nous l’avons connu, a été créé par François Mitterrand et essentiellement pour François Mitterrand. Il est donc logique, que nous ayons assisté à sa lente, mais inexorable dissolution. Les habits étaient trop grands pour ses successeurs, et un réajustement aux impératifs du moment se sont imposés.

Le temps est venu de faire peau neuve, et de voir à l’occasion du départ de son Premier secrétaire, quel pourrait être son prochain numéro 1, dont l’élection s’effectuera lors du congrès de février 2018.

Bien sûr, il y aurait bien Stéphane Le Foll, qui a été ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement sous Hollande. Il est l’un des candidats les plus médiatiques. Cependant, il représente une continuité, qui n’est peut-être pas vraiment souhaitée par les sympathisants, et de plus, il a refusé de soutenir le candidat du PS, Benoît Hamon.

Allons plutôt voir du côté des « étoiles montantes » comme Rachid Temal. C’est l’actuel numéro 2 du PS et il vient d’être élu sénateur du Val-d’Oise. Il aura l’avantage d’assurer l’intérim et donc de pouvoir préparer le congrès de février à la meilleure place. On lui reproche aussi d’être l’homme de paille de Jean-Christophe Cambadélis.

Il faudra compter sur Boris Vallaud, le député des Landes et tout nouveau porte-parole du groupe parlementaire « Nouvelle Gauche ». Son entrée à l’Assemblée a été favorablement remarquée.

Beaucoup plus consensuel, le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure qui est devenu président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée. Cependant, il n’est pas sûr que les socialistes cherchent vraiment un homme de compromis, une image, qui les a trop largement desservie, sous le quinquennat Hollande.

N’oublions pas, l’option féminine, avec la moins médiatique Toulousaine Carole Delga. Cette ancienne ministre de Hollande, a quitté le gouvernement pour se faire élire présidente de la région Occitanie en décembre 2015. Le PS, pourrait être séduit par la bonne image que confère celle de grands élus locaux, pour reconquérir un électorat de base.

On rajoute à ces personnalités, le très éphémère ministre de l’Intérieur de mars 2017, Matthias Fekl. Pas vraiment, dans un courant très déterminé, celui qui fut le plus jeune ministre de l’Intérieur sous la Cinquième République n’a plus de mandats, à part celui de conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine. Prendre la tête du Parti serait un bon moyen de rebondir.

Il y aura aussi des candidatures de dernières minutes. Cependant, comme vous pouvez le voir, les candidats et candidates ne manquent pas, car ce n’est pas parce que le Parti est devenu plus petit, qu’il n’y aura pas de grandes manœuvres pour en prendre la direction.

Crédit photo : Alain Roy

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