Nomination des ministres en Iran : déception des femmes et des réformateurs

C’est ce que l’on appelle le changement dans la continuité. Le président Iranien Rohani a présenté son nouveau gouvernement qui comporte de nombreux anciens ministres. Les réformateurs et surtout les femmes sont cantonnés à des seconds rôles avec des postes de vice-présidentes. Ceux, qui attendaient du nouveau, sont forcément déçus.

Hassan Rohani, avait laissé espérer quelques ouvertures, et un peu plus de pluralité dans la composition de son nouveau ministère. C’est donc, une certaine déception qui a suivi les différentes nominations, notamment du côté des réformateurs, qui l’ont soutenu dans la campagne. C’est aussi une déception en règle générale pour tous ceux, dont les femmes qui espéraient dans les nominations un geste fort et symbolique en faveur d’une libéralisation de la société

Cependant, il faut rappeler que selon la loi, chaque ministre doit obtenir individuellement la confiance du Parlement. Le président, ne peut donc pas présenter trop de ministres jugés trop extrêmes. Ces personnes risqueraient de ne pas recueillir la majorité dans un Parlement qui est certes dirigé par le conservateur modéré Ali Larijani, qui soutient le gouvernement du président Rohani, mais dans lequel aucun des groupes n’a la majorité. Il faut donc un profil, qui puisse suffisamment faire une adhésion de plusieurs groupes pour être élu.

C’est notamment pour cela, que Hassan Rohani envisage en effet de nommer plusieurs vice-présidentes, car ces postes ne requièrent pas un vote de confiance du Parlement. Dans le gouvernement précédent du même président Rohani, il y avait trois vice-présidentes.

Pour mémoire, le président ultra conservateur populiste Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013) a été le seul président à nommer une femme dans le gouvernement lors de son second mandat. Marzieh Dastjerdi avait occupé le poste de ministre de la Santé entre 2009 et 2013.

Crédit photo : thierry ehrmann

 

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