Donald Trump, le « rêve américain » individualiste est de retour

Au fur et à mesure que les résultats tombent, l’impensable prend forme. Aux États-Unis, Donald Trump est en train de déjouer tous les pronostics, ce qui avait à la base, tous les aspects d’une vaste blague, prend la tournure d’un tournant historique.

Après avoir conquis l’investiture du parti républicain en suscitant déjà un large scepticisme, le riche homme d’affaires a continué son chemin pour en arriver à la présidence du pays. Sans vraiment se soucier des habitudes, des conventions, il a décidé de passer outre les différents échelons.

Il a pris le pari, de s’adresser directement à ses partisans, en utilisant au maximum les réseaux sociaux. Il a décidé de dire certaines choses directement au risque de choquer, d’être agressif, y compris vis-avis de son propre parti. Cette façon de faire, a eu le pouvoir de faire passer des énormités, et des aberrations, pour simplement, une volonté de dire la vérité, du moins sa vérité. La forme l’emporte alors nettement sur le fond.

La surprise est énorme, surtout du côté de l’establishment américain, et même mondial qui ne comprend pas comment un manque aussi évident de profondeur de pensée, de formation politique, et une vision aussi simpliste, voire fausse de certaines situations, ont pu attirer une majorité de personnes.

Bien sûr, il est évident que c’est aussi une défaite du clan Clinton, qui va être analysée à partir de maintenant. Qu’est-ce qui a pu autant repousser chez la candidate pour en arriver là ? On va évoquer la revanche des « États blancs » à la victoire de Barack Obama, la fracture du pays entre les élites et la base, le désarroi des plus défavorisés…

Il reste, que nous vivons là aussi, à la base, le « rêve américain ». Celui qui permet à un homme de vivre, presque en solitaire « ses ambitions », même si cela se fait au détriment de l’intérêt des autres. C’est un fantasme, qui c’était un peu endormi, mais qui représente le modèle à atteindre, et la projection du désir de chaque Américain. Cette élection rappelle qu’aux États-Unis, tout est possible, même le pire.

C’est peut-être cela, qui a payé pour Donald Trump, le retour du cow-boy solitaire qui fait régner sa loi contre vent et marées.

Crédit photo : Gage Skidmore

 

 

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