La France, dans les 20 pays les plus prospères du monde

Voilà une vision, qui va ne peut-être pas fondamentalement changer la nôtre, mais tout de même. L’étude annuelle du think tank britannique Legatum Institute, dresse depuis 10 ans un tableau du niveau de prospérité sur la planète. La France gagne 4 places, et entre dans le top 20.

L’étude se veut plutôt optimiste, et annonce que le monde va mieux, du moins bien mieux qu’en 2007. Le Legatum Institute estime, que la prospérité mondiale est 3 % supérieure aujourd’hui, qu’il y a 10 ans.

Pour réaliser cette étude, le Legatum Institute s’appuie sur 104 indicateurs dans 9 catégories que sont la macro-économie, l’environnement entrepreneurial, la gouvernance, la santé, l’éducation, l’environnement, les libertés individuelles ou encore le capital social. Ce sont ainsi les 149 pays du monde, qui sont passés au crible.

A ce jeu-là, en général, ce sont souvent les pays scandinaves, qui tirent leurs épingles du jeu. Cependant, cette année, la Norvège qui fut leader de ce classement 7 années durant a été détrônée par la Nouvelle-Zélande. Elle se classe première dans 2 catégories, que sont les indicateurs macro-économiques et le social. Le pays est aussi très bon pour favoriser l’entrepreneuriat, et la gouvernance (2e mondial).

Sans trop de surprises, le classement est dominé par l’Europe qui classe 15 pays sur les 20 premiers, et comble de surprise, la France rentre dans le top 20. 22e du classement en 2015, elle est remontée à la 18e cette année. Nous profitons notamment des progrès réalisés dans l’environnement. Il est à noter par exemple, que la surface forestière française a doublé depuis 1850.

D’après cette étude, la France a aussi fait des progrès sur le plan économique, avec une 17e place mondiale en la matière. Le pays est de plus en plus favorable à l’entrepreneuriat.

On peut s’en douter, avec les attentats le pays est passée 28e mondial en matière de sécurité, et c’est surtout sur les aspects sociaux qu’il est le plus mal classé (49e). Cet indicateur note le climat social du pays, or, la France souffre avec les conflits entre les individus, les corps intermédiaires (syndicats…) ou les communautés ethniques ou religieuses.

Nous en arrivons donc à un paradoxe qui veut que si globalement la situation s’améliore, le mécontentement et son corolaire « populiste » se renforcent. On peut évoquer pour expliquer cela une tendance naturelle « à râler », une vision plus individualiste, et égoïste de la société, ou une surenchère de la médiatisation qui focalise sur ce qui ne va pas, plutôt que sur ce qui va. Nous pouvons aussi invoquer une tendance politique à surfer sur les peurs et les angoisses pour glaner des voix.

Cependant, il apparaît surtout que l’évolution technologique rapide, et son besoin d’adaptation incessante laissent sur le carreau un grand nombre d’entre nous, créant ainsi des inégalités. Celles-ci, sont aussi augmentées par une plus grande concentration des richesses entre peu de mains. La précarité du travail toujours plus grande, ne peut pas faire envisager le futur, ou alors qu’il sera plus dur que le présent, d’où un besoin de protection même illusoire, et démagogique.

Concernant l’institut, en bon think tank plutôt libéral, dans son rapport, il explique que « de nombreux mouvements s’élèvent contre la mondialisation tant à l’extrême gauche, qu’à l’extrême droite. Mais les tendances protectionnistes promises par ces partis seraient pourtant néfastes pour la prospérité et ce sont ces populations qui en souffriraient le plus au final« .

Crédit photo : stan.time

 

 

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