JO de Rio : la natation française en eau trouble

On a beau se dire que l’on ne peut pas toujours gagner, accepter la défaite ce n’est pas toujours facile. Du coup, avec les résultats médiocres obtenus, toute la natation française est en plein doute.

Pour la première fois depuis les Jeux de Sydney en 2000, la délégation tricolore revient sans aucun titre olympique. Une « ancienne génération » de nageurs a certainement dit adieu à la compétition, sans vraiment briller. Plus inquiétant encore, dans la génération suivante, aucun nageur tricolore ne se dégage comme c’était le cas lors des olympiades précédentes.

Le doute se retrouve aussi chez Florant Manaudou, qui n’a pu conserver son titre, mais qui avec une médaille d’argent devient le premier nageur français à rester sur le podium quatre ans après un titre olympique. Rien ne semble lui remonter le moral au point qu’il envisage de ne pas poursuivre sa carrière.

C’est bien connu, avec le temps des défaites et des déceptions, arrivent aussi celui des petits règlements de comptes, et la délégation française de natation n’a pas échappé à la règle. Comme un symbole, il restera l’implosion du relais 4×200 m, médaillé d’argent à Londres. « On a été abandonnés par Yannick, il nous a lâchés« , a balancé l’un des quatre relayeurs Jordan Pothain, après l’abandon de Yannick Agnel son leader, officiellement malade. Du coup, la France, qui visait un podium, termine à la 14e place sur 16.

On peut rajouter à cela, les commentaires de Camille Lacourt sur « l’urine violet » du nageur Chinois Sun Yang. Un commentaire, peut-être justifié, mais qui révèle un manque de sérénité, balayé par une grosse déception et une grosse frustration.

Pour couronner le tout, une dernière conférence de presse, pesante dans la salle de l’estádio aquático. Elle a donné lieu à quelques recadrages et explications « corsées » qui ont amené une conclusion, tout en calme et en modération du président de la FFN, « les affaires de famille se règlent en famille ».

Humm, une ambiance à ne pas laisser d’armes, même médiatique à la portée de tous.

Crédit photo : Jean-Claude MOUTON

 

Laisser un commentaire