UFC-Que Choisir attaque 5 fabricants de produits solaires pour enfants

En ce début de période estivale, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a décidé, après des tests en laboratoire, de porter plainte contre cinq fabricants de produits solaires pour enfants. L’association demande que ces fabricants retirent « sans délai » leurs produits des rayons, menaçant à défaut de saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

UFC-Que Choisir a détecté une très faible protection aux UVA (rayons ultra-violets) et dénonce une pratique commerciale trompeuse et tromperie de la part de Clarins, Bioderma, Biosolis, Alga Maris et Lovéa. Il s’agit de produits censés avoir des indices élevés (50 et 50+). L’association fait remarquer une disproportion entre un « packaging » particulièrement rassurant et une protection qui s’avèrent au bout du compte, minimal contre les UVA.

Au total, UFC-Que Choisir a testé en laboratoire 17 produits de protection solaire 50 et 50+ destinés aux enfants et présentés sous forme de crèmes, sprays et laits solaires. Il en ressort une grande défiance vis-à-vis des crèmes solaires estampillées « bio ». « Sur les cinq produits testés, deux offrent une protection à peine correcte, et trois, une protection très insuffisante« , est-il précisé sur son site.

Du côté des fabricants, on réagit, car il n’est pas possible de laisser passer cela en pleine saison estivale, et donc critique pour le chiffre d’affaires. Anne Dux, directrice des affaires scientifiques et réglementaires à la Febea, le syndicat professionnel du secteur cosmétique en France est monté aux créneaux pour dénoncer « je suis sûre que les produits mis sur le marché sont conformes à la réglementation« . D’après elle, les tests d’UFC-Que Choisir sur les UVA ne sont pas forcément fiables, car ils se sont basés sur des méthodes in vitro, « qui ne fonctionnent pas toujours très bien » par rapport aux tests in vivo. Elle met en cause aussi la méthodologie.

Même son de cloche pour Cédric Mourlon, PDG et fondateur du laboratoire belge Biosolis. « Ils parlent de choses qu’ils ne connaissent pas, mes produits sont conformes, ils ont une mauvaise interprétation ».

Il est évident que cette annonce de l’UFC-Que Choisir tombe au pire moment, l’association a décidé d’attaquer là où ça fait mal, le chiffre d’affaires.

Crédit photo : Jeux Vidéo

 

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