Euro 2016 : grosse polémique sur la qualité des pelouses

Voilà, une polémique qui va nous maintenir au ras des pâquerettes, ou plutôt au ras de la pelouse, puisque c’est de la pelouse des différents stades de football dont il est question en ce moment. L’équipe de France notamment, a disputé ses deux derniers matches de poule sur des pelouses lamentables. L’état des gazons fait débat et bien sûr, tout le monde se renvoie la responsabilité.

En point d’orgue, la révélation que, quelques heures avant le match, l’UEFA aurait ordonné de peindre la pelouse en vert pour cacher la misère. L’instance européenne a pointé du doigt l’état « insatisfaisant » des pelouses à la fin du championnat, l’obligeant à ordonner leur changement, ainsi que « les conditions météorologiques extrêmement défavorables ces dernières semaines« . Il n’en fallait pas plus pour mettre en cause dans un premier temps les jardiniers des grands stades qui toucheraient 20 000 euros par mois en moyenne.  Ceux-ci n’ont pas vocation à se laisser faire, et rapidement, la société française des gazons a renvoyé la balle en faisant savoir, que pour elle l’unique coupable, c’est l’UEFA.

Arnaud Dugast, président de Covergarden, leader français du marché, explique que le 7 mai dernier, après le dernier match de championnat du LOSC au stade,Pierre-Mauroy, l’UEFA et son équipe d’experts menée par Richard Hayden, un consultant irlandais aux méthodes décriées en France décide de changer la pelouse de l’enceinte lilloise malgré les protestations d’Elisa, l’organisme qui gère le stade. Pour couronner le tout, l’UEFA fait appel à la société autrichienne Richter Rasen, dont le gazon est cultivé en grande partie en Slovaquie pour le résultat que l’on a vu.

Arnaud Dugast constate que tout ceci nuit à l’image des stades en France, alors que « le problème de la pelouse lilloise n’est pas un problème français. C’est un gazon slovaque commandé sous la direction d’un Néerlandais par une instance européenne. Nous n’y pouvons rien ».

Cependant, pour être honnête, il faut reconnaitre que la gestion des pelouses en France durant toute la saison n’est pas exempte de reproches, et bien souvent, on voit en Ligue 1 des terrains pas vraiment digne d’un grand championnat.  Il ne faut pas oublier que les stades accueillent du football, du rugby, des concerts.

En attendant, pour l’Euro, l’UEFA assure avoir « déjà pris des mesures« , comme la limitation de l’utilisation des pelouses en interdisant les entraînements d’avant-match, ainsi que le recours à la « luminothérapie« , au « séchage par ventilation » ou à divers « fertilisants« . L’instance européenne étudie aussi la possibilité de plaquer une nouvelle pelouse dans les enceintes concernées. Tout ceci apparaît très aléatoire, et l’on peut parier que L’UEFA devra encore, repasser un coup de peinture verte avant certains matchs.

De notre côté, on peut se dire avec satisfaction que si les stars de l’euro venaient jouer avec nous sur le champ de patates de notre village ou le « stabilisé » de notre banlieue, ils feraient eux aussi moins de « sombrero » et plus de « dégagement loin devant », non mais !

Crédit photo : Ai Kagou

 

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