Un fonds d’investissement iranien s’intéresse à l’OM

Le club de foot de Marseille est à la recherche d’un repreneur, et cela ne semble pas chose aisée. Actuellement, c’est un fonds d’investissement iraniens qui s’intéresse au club Olympien. Si la nouvelle suscite l’enthousiasme dans un pays passionné de football, côté français, les réactions sont plus mitigées.

La nouvelle a été relayée par le magazine France Football qui précise « le club serait en train de vérifier très minutieusement le sérieux de l’investisseur, et pour l’heure, le dossier serait jugé en interne comme extrêmement solide, en précisant bien qu’il ne s’agit pas de l’état iranien, mais bel et bien d’un fonds d’investissement« . Ce ne serait pas une première pour les Iraniens. Le milliardaire irano-britannique Fahrad Moshiri, a racheté le club d’Everton en 2016. Esfandiar Bakhtiar, le neveu du célèbre Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar, assassiné en France en 1991, s’est offert le club français d’Evian-Thonon-Gaillard.

Cependant, cette fois l’implication de fonds iranien, qui sont directement liés aux gardiens de la Révolution donc très présents dans l’économie iranienne donnerait une forte dimension politique. Le rachat d’un club de football populaire en France constituerait une stratégie géopolitique pour favoriser une ouverture diplomatique.

Pour l’actuel propriétaire du club, Margarita Louis-Dreyfus, un investisseur venu de Chine ou la Russie, serait plus favorable aux liens commerciaux de son empire financier  tourné vers ces deux pays. De plus, elle ne serait pas très attirée par des investissements trop « exotiques ».

Sur place, la pilule sera aussi difficile à faire passer auprès de certains supporters, et selon la presse locale, le maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, n’y serait pas favorable.

Reste, l’aspect technique de la reprise qui fait aussi souci, car si l’embargo français sur les échanges commerciaux avec l’Iran a été levé, les transferts d’argent restent difficiles. Les transactions financières devront se faire via un pays tiers, comme Dubaï ou le Luxembourg. Raison de plus, pour l’actionnaire majoritaire du club phocéen d’étudier le sérieux de ses acquéreurs venus de Téhéran avant de prendre toute décision.

Voilà de quoi faire jacasser les bazarettes…

Crédit photo : OM legende

 

 

Laisser un commentaire