Colonies de vacances : de moins en moins fréquentées
Un sondage Ifop pour Jeunesse au Plein Air (JPA), organisme qui soutient financièrement les départs, fait surgir un paradoxe, car il révèle que les trois-quarts des Français ont une bonne opinion des colonies de vacances. Or, la fréquentation est régulièrement en baisse depuis le pic atteint en 1995.

Les chiffres précis de 2014-2015, démontrent que le nombre d’enfants accueillis a diminué à 1,3 million, comparé à 1,5 million sept ans plus tôt. La durée des séjours, qui est d’un peu plus de 9 jours en moyenne, a, elle aussi baissé. On retrouve dans les causes de ce recul, des raisons financières, et un manque de confiance dans les accompagnants.
Avec un coût moyen de 500 euros pour un séjour d’une semaine, « les enfants qui partent en colonie de vacances sont ceux dont les familles ont accès aux aides, ou ont des hauts revenus« , souligne Mme Carayon, directrice générale de Jeunesse au Plein Air. Pour relancer la fréquentation de la classe moyenne, et ainsi favoriser la mixité sociale, la JPA attribue des aides jusqu’à 1 200 euros de quotient familial, au-delà de ce que prévoient les Caisses d’Allocations familiales (CAF). Les aides peuvent aussi venir des communes ou des comités d’entreprises, mais les difficultés financières des collectivités territoriales, qui les ont amené à accorder moins d’aides au départ, ont également eu un impact sur la fréquentation.
Concernant, la réticence vis-à-vis des accompagnants, elle peut s’expliquer par les craintes d’accidents, et les récentes affaires de pédophilie à l’école, relayée par une médiatisation importante. Le ministère de la Jeunesse rappelle, que les professionnels du secteur sont soumis au Système d’information relatif aux accueils de mineurs (SIAM), dispositif de croisement de fichiers qui permet d’identifier les personnes à ne pas mettre en présence d’enfants
.De plus, les « colos » ont su innover, et évoluer avec leur temps, et l’on est loin de ce que les plus anciens ont connu. Les dortoirs collectifs ont été remplacés par des chambres de quelques lits, les enfants peuvent se lever à des heures échelonnées le matin, les activités se sont diversifiées avec du sport/nature. « Les colonies de vacances, c’est aussi important que l’école. Il faut réussir à leur redonner une place importante dans le parcours de vie de l’enfant », plaide Mme Carayon. C’est un moment important d’apprentissage de vie en collectivité et favorisent la mixité sociale.Rappelons tout de même que L’Insee estime que près de trois millions d’enfants et adolescents, soit 25 % de cette classe d’âge, ne partent jamais en vacances.

Non, les « anciens » on arrête de chanter du Pierre Perret, c’est fini ce temps-là

 Crédit photo : Aurélien VAL

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