Europe : la consommation de drogue progresse

La drogue, c’est un commerce, et donc un marché avec ses produits phares, et ses nouveautés. Un rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA), estime qu’un quart des Européens âgés de 15 à 64 ans ont déjà consommé des drogues illicites. On y apprend aussi que La MDMA, principe actif de l’ecstasy, connaît un regain de succès tandis que de nouvelles drogues de synthèse apparaissent.

La consommation de drogues est globalement à la hausse dans l’Union européenne. L’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne, pays gros consommateurs classiques, ont vu leur consommation de cannabis diminuer depuis le début des années 2000, au profit de l’Italie, la Finlande et la Suède qui rattrapent peu à peu la moyenne européenne. Comme à son habitude, la France apparaît comme un cas particulier, avec sa forte consommation de cannabis. En marketing, on dirait qu’il apparaît comme un produit très transversal, présent dans tous les contextes sociaux, et qui répond à des attentes variées, telles que la sociabilité et l’automédication.

Sur notre étal, on pourra vous proposer la MDMA, qui doit son nom à sa formule chimique (3,4-méthylènedioxy-méthamphétamine). Indispensable pour une fête techno digne de ce nom, elle revient en force depuis 2012 après un petit relookage et un changement de nom, on dit « MDMA, MD ou D » et plus « l’ecstasy » et fini le ringard comprimé, place au « cristal » ou à la « poudre ». Autre innovation, la distribution, car l’achat de drogues peut notamment se faire via le darknet (web invisible) de manière totalement confidentielle.

Côté nouveauté, il faut aller vers les drogues de synthèse. Des drogues qui suscitent un intérêt chez les jeunes, en 2014, 3 % des Européens de 15-24 ans en ont consommé. Gros avantage du produit, « c’est qu’elles ne sont pas encore classées comme stupéfiants, ce qui complique beaucoup les procédures », explique François Beck directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).  Ces substances restent un danger important pour les consommateurs. « Les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus », indique le rapport.

Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, dans un communiqué joint (si l’on peut dire) à l’étude explique « l’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique ».

Le problème est complexe, et son ampleur mondiale. La réponse ne peut pas s’effectuer dans un cadre national strict et unique. Une bonne entente et une bonne coordination des états de l’UE pour d’obtenir des résultats probants, pourraient constituer un bon exemple concret des avantages que représente la Communauté européenne.

Crédit photo : xstreetkrista

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