Internet : la langue française toujours dans la course

Voilà une étude qui va faire gonfler nos poumons tricolores et bomber les torses patriotiques. D’après Duolingo, un site internet d’apprentissage gratuit de langue, le français arrive après l’anglais, mais avant l’espagnol et l’allemand dans la demande des langues à étudier.

Bien sûr, l’anglais est la langue la plus étudiée des langues étrangères. Derrière, le français et l’espagnol sont presque au même niveau. Notre langue est la première langue enseignée dans 35 pays, contre 32 pour l’Espagne et 9 pour l’Allemagne. Elle reste l’une des deux, les plus enseignés dans 58 % des pays, tandis que l’espagnol est l’une des deux langues, les plus étudiées dans 46 % des pays.

Par contre, si on se positionne en nombre total d’utilisateurs, la langue de Molière se fait dépasser par la langue de Cervantès. En effet, celle-ci n’est étudiée que par 11 % des utilisateurs du site internet, contre 17 % pour l’espagnol. Le Français est particulièrement populaire en Afrique, notamment au Nigeria et en Sierra Leone. Tandis que l’apprentissage de l’espagnol l’est en Amérique du Nord, et dans les pays anglophones des Caraïbes, notamment en République de Trinité-et-Tobago, ou en Jamaïque.

L’allemand est la quatrième langue la plus étudiée dans le monde. C’est l’une des deux langues les plus étudiées dans 20 % des pays, principalement en Europe. Elle est populaire dans les Balkans, et les pays géographiquement proches de l’Allemagne, comme l’Autriche et la Suisse. L’allemand est également populaire en Namibie, qui est une ancienne colonie allemande. Plus bizarrement, la langue de Goethe est également très présente en Iran et en Indonésie. La raison se retrouve dans des relations universitaires étroites. De nombreux scientifiques iraniens ont étudié en Allemagne. C’est la même chose pour l’Indonésie, qui ne compte pas moins de 4 000 étudiants effectuant un échange universitaire en Allemagne.

Voilà qui amène un bémol à notre ego, si notre langue est présente dans le monde, elle le doit encore beaucoup à l’histoire, c’est a dire au passé. Elle doit passer, pour son futur d’une langue qui s’est souvent imposée par la force à une langue qui s’impose par son propre pouvoir d’attraction, incluant dynamisme et ouverture.

Crédit photo : Floriane Romain Worldtour

 

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