Les appels pour « police-secours » : « la compil »

C’est le type de livre que l’on ne peut pas s’empêcher de lire, ou au moins y jeter un coup d’œil. Dans « Allô la police », qui sort mercredi aux Editions du Cherche-Midi, le brigadier Matthieu Kondryszyn, 31 ans, livre, les meilleures perles reçues au « 17 », où sont centralisés les appels des « requérants », comme ils sont appelés.

A partir de là, il a tout noté. Cela commence par le premier appel qu’il a personnellement pris et il a étendu aux « perles » reçus aussi par ses collègues. Il a rassemblé, trié pour retrouver une sorte de « best of » de ce qu’il estime être le plus significatif et insolite. Évidemment, il a exclu les « insultes bêtes et méchantes« . On peut imaginer que cela pourrait faire l’occasion d’une série d’autres ouvrages plus « trash ».

 L’auteur du livre précise que la plupart des appels concerne « tout et n’importe quoi« , et très souvent sont l’œuvre de personnes déséquilibrées ou du moins dans un état disons « second ». Cela demeure cependant, un bon miroir de notre société. « Nous sommes disponibles, dit-il, souvent la roue de secours, les gens savent quel numéro faire sans s’embarrasser de précautions et veulent que tout soit réglé dans la minute« .

En filigrane apparaît un message clair, le +17+ est un service d’urgences, pour des personnes en détresse, il ne faut pas abuser et l’utiliser pour n’importe quoi. Cette sortie arrive aussi bien, dans une période où l’image de la police à travers les accusations de violences policières durant les manifestations contre la loi du travail du gouvernement se trouble. Les services de police veulent rappeler qu’avec neuf millions d’appels au « 17 », on est parfois bien content de la trouver « la police ».

En attendant, voici un petit florilège de réflexions comme :
Notre petit garçon a disparu et on vient de le retrouver. Rien qu’en vous appelant !
– Ma femme est partie, faut me la retrouver, j’ai besoin d’elle pour traire les vaches.
– Madame, il faut que vous alliez déposer plainte contre X dit un policier du « 17 » à   une requérante qui rétorque : c’est qui X ?
– On a piraté mon ordinateur pour me voler les données personnelles, il ne s’allume plus depuis hier.
– Je vous appelle, car on m’a coupé le téléphone, dit celui-ci, auquel un policier répond : apparemment non…
– J’ai été enlevée sur 400 mètres par un faux chauffeur de taxi, vitupère une femme.
– Type banlieue, nord-africain, répond cet homme à un policier lui ayant demandé de décrire des individus suspects.
– Bonjour, je suis embêté, ma femme a acheté de la mort-aux-rats et m’a dit qu’elle allait se faire un thé.
– Ma carte ne rentre pas dans le distributeur, ce doit être un dispositif frauduleux … Silence puis : ah ! J’ai inséré ma carte vitale.
– Pouvez-vous me dire quand il y aura le changement d’heure ?
– Je ne trouve plus mon téléphone (portable), vous pouvez me le faire sonner
?

Crédit photo : Spotting Web

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