Qui sont les jeunes diplômes européens ?

L’avantage avec les chiffres, même si on peut tout leur faire dire, c’est que cela peut remettre en perspective les choses. Ce mercredi, est parue une étude d’Eurostats, l’office statistique de l’Union européenne sur les jeunes Européens et leurs études. Certaines données sont particulièrement intéressantes.

Tout d’abord, entre 2002 et 2015, le nombre d’Européens âgés de 30 à 34 ans ayant validé un diplôme de l’enseignement supérieur a progressé de 64 %. Ce sont les femmes en majorité qui obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur. En 2015, 43,4 % des femmes âgées de 30 à 34 ans, et vivant dans l’Union européenne ont obtenu un tel diplôme, contre 34 % pour les hommes. L’écart était bien moindre en 2002, avec 24,5 % de femmes de 30 à 34 ans diplômées et 22,6 % d’hommes de 30 à 34 ans diplômés.

Si l’on classe les pays par le pourcentage de diplômés, c’est la Lituanie qui arrive en tête avec 57,6 % âgés de 30 à 34 ans qui ont avaient achevé des études supérieures. Ils devancent les Chypriotes (54,6 %), les Irlandais (52,3 %), les Luxembourgeois (52,3 %) et les Suédois (50,2 %). Ces cinq pays de l’UE ont plus d’un jeune sur deux diplômés.

A ce jeu, la France ne figure pas dans les 10 premiers, car avec, 45,1 % des 30-34 ans ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur, la France se retrouve derrière le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande et l’Estonie. Nous nous situons quand même légèrement au-dessus de la moyenne de ce classement où l’Italie finit dernière. Pour mémoire, en 2002, nous étions à la 8e place. Rappelons que l’objectif de la France est d’atteindre 50 % de diplômés en 2020.

Dans un ordre d’idées inverse, 11 % des Européens âgés de 18 à 24 ans arrêtent prématurément l’éducation et la formation. Ils étaient 17 % en 2002. Comme on peut s’attendre, les jeunes femmes (9,5 % en 2015) sont moins touchées que les jeunes hommes (12,4 %). L’objectif européen se situe à un taux de décrochage scolaire à moins de 10 % d’ici à 2020. En 2015, les « bons élèves » ayant les proportions les plus faibles de jeunes ayant quitté prématurément l’école sont la Croatie (2,8 %), la Slovénie (5,0 %), Chypre et en Pologne (5,3 % chacun) et la Lituanie (5,5 %). Pour retrouver la France, il faut aller à la 16e place d’un classement ou l’Espagne, Malte et la Roumanie figurent en queue.

On peut ainsi mieux déterminer les pays dans lesquels, l’éducation des enfants, et des jeunes est le plus au centre des préoccupations…

Crédit photo : Quentin Verwaerde

 

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