Le « Prince du funk » est mort

Prince est, et restera, un artiste qui va continuer d’influencer de nouvelles générations d’artistes. L’annonce de sa mort à 57 ans, ne va faire que confirmer que le « Kid de Minneapolis » a été l’un des plus grands musiciens des années 80 et 90, avec des tubes comme Purple Rain, Cream, Girls and Boys, Kiss, qui ont fait danser le monde entier.

Il a été retrouvé inconscient, allongé sur le sol, peut-être une overdose, l’autopsie le dira. Cependant, pas besoin de docteur pour se rappeler ses riffs de guitare, sa voix lancinante,  une présence énorme sur scène, c’était l’image même de l’énergie du funk.

Cet « immense » artiste, mesurant 1,60 mètre, est né à Minneapolis, Minnesota, le 7 juin 1958, Prince Rogers Nelson, avait été prénommé ainsi en référence au trio jazz Prince Rogers dont son père était membre. Sa mère Mattie Shaw était chanteuse de jazz. En 1978, il sort son premier album « For You », dont il est l’unique compositeur et interprète.

Avec une personnalité surdimensionnée, il est présenté à ses débuts comme un rival plus « agressif » et moins « consensuel » que Michael Jackson. La consécration viendra en 1984, avec l’album « Purple Rain », considéré comme l’un des meilleurs de tous les temps. La chanson titre éponyme, balade vibrante aux envolées lyriques, obtiendra un Oscar.

Prince arrive au sommet, il signera en 1989, la musique du film « Batman » de Tim Burton. En 1991, l’album « Diamonds and Pearls » se vend à six millions d’exemplaires. Il est suivi d’une gigantesque tournée comprenant  une dizaine de musiciens sur scène, des danseurs et effets spéciaux, avec son groupe The New Power Generation.

A partir de 1993, Prince révèle une autre facette, et devient un artiste revendicatif. Il entre en conflit avec son label Warner Bros, et dès lors, il annonce qu’il n’écrira plus de musique pour eux. Prince écrit alors le mot « esclave » (slave) sur sa joue pour protester contre les conditions contractuelles qui le liaient alors à son label Warner. Il doit renoncer à son nom et devient « love symbol« . En 1996, son album « Emancipation », publié par son propre label New Power Generation, confirme ses prises de position.

Prince gardera son image de créateur et de génie avec toutes les qualités et les défauts, les passions et les excès, qui les caractérisent.

Crédit photo :  Ann Althouse

 

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