Goldorak : de la récré à l’université française

L’intitulé d’un colloque de vendredi et samedi, à l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, était « le ciel garde encore la trace du Prince Actarus ». Pour beaucoup, cela ne va rien dire, pour les fans de Goldorak, c’est un retour en arrière, de près de quarante ans.

Le robot japonais est donc devenu sujet d’étude. A l’origine, c’est une série de la Toei, un grand studio de production japonais qui nous montre les combats que mène le personnage d’Aktarus, prince d’Euphor, contre les forces de Véga. Goldorak, c’est le nom du robot avec lequel ce prince mène ses combats contre les forces du mal. Goldorak, fait donc partie de nombreuses séries populaires mettant en scène des robots géants surpuissants pilotés par des adolescents, entraînés par hasard dans des événements qui les dépassent et dont la tâche est généralement de sauver le monde. Ces séries sont rétrospectivement catégorisées dans le genre des « super robots« .

Pour sa part, « Goldorak » apparaît sur antenne 2, dans l’émission Récré A2, les audiences sont incroyables, et la série devient un véritable phénomène et marque une génération. Plusieurs décennies après, le terme Goldorak est souvent employé pour désigner par exemple, le style d’un produit. Les enfants adorent, mais les parents pas vraiment, et les critiques fusent, ils ne voient que violence et un monde déshumanisé. Goldorak précurseur du genre, devient la cible privilégiée de ceux qui craignent l’influence sur le comportement, ainsi que la « dépendance » que ce genre de séries crée chez les enfants et par extension, l’impact de la télévision sur les jeunes. Ils ne seront pas au bout de leur peine.

En réalité, la série parle de sujets très contemporains. Bien sûr, au sein des épisodes de Goldorak, on aborde aussi la guerre, la destruction nucléaire, mais aussi la nécessité de protéger l’environnement, la nature. Il y a aussi de très belles histoires d’amitié, on comprend que cela ait parlé à une génération. La série faisait aussi référence à l’histoire du Japon, des réflexions sur l’état du monde dans les années 1970.

Pour le meilleur et pour le pire, Goldorak reste un marqueur générationnel, il doit donc être lui-aussi étudié, sinon, c’est « métamorphose » et il envoie un « Goldo au poing » et une « Goldofulgur ».

Crédit photo : Thierry

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