Famille Le Pen : de nouveau sur le « front » des affaires

La normalisation du Front National, tant voulu par Marine Le Pen semble se poursuivre à tous les niveaux. A l’instar de nombreux autres partis politiques, les comptes, et ceux de leurs leaders, intéressent de plus en plus la justice. Cette fois, c’est plus précisément la famille Le Pen qui est soupçonnée d’abus de confiance.

La Haute autorité de la vie publique (HATVP) avait déjà saisi en décembre le parquet national financier, elle soupçonne le père et la fille d’avoir sous-évalué leur patrimoine détenu en commun en 2014. Elle soupçonne maintenant Jean-Marie Le Pen d’avoir contracté un emprunt auprès de son micro-parti Cotélec afin d’acquérir en 2012 son domicile de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), avec ses filles. C’est contraire aux lois sur le financement des partis politiques, qui interdit que l’argent de micro-partis, serve à des besoins privés ou à des fins d’accroissement de patrimoine.

La base de cette enquête repose la proximité temporelle d’un virement de 600 000 euros en provenance du micro-parti Cotélec sur le compte de Jean-Marie Le Pen peu de temps avant l’acquisition de la maison de Rueil-Malmaison.

La présidente du Front national risque, si elle est poursuivie dans cette affaire en tant que bénéficiaire de l’opération immobilière, cinq ans d’emprisonnement, 375 000 euros et dix ans d’inéligibilité.

Bien sûr du côté de la famille Le Pen, on réagit en affirmant que Jean-Marie Le Pen a contracté cet emprunt pour la campagne électorale européenne dans la circonscription Sud-Est où il a été élu le 19 mai 2014, et avoir remboursé Cotélec le 18 février.

La présidente du FN pour sa part a indiqué au magazine Le Point avoir reçu une aide financière de son père pour un achat immobilier, mais sans savoir quelle était l’origine de la somme prêtée.

Crédit photo : Hugo Passarello Luna

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