Élection aux États-Unis : la sélection commence

Après le deuxième vote pour les primaires à la présidentielle américaine dans le New Hampshire, on peut dire que les choses s’éclaircissent, surtout du côté des républicains qui ne comptent plus que six postulants. Carly Fiorina et Chris Christie ont abandonné, et les deux grands gagnants sont Bernie Sanders dans le camp démocrate et Donald Trump du côté des républicains.

Comme à son habitude, Donald Trump a accueilli sa victoire avec toute la modestie qui le caractérise, « il y a sept mois, je suis devenu un homme politique. Je n’avais jamais fait cela avant, mais je suis de plus en plus à l’aise dans ce nouveau rôle » et refusant de nommer un adversaire précis, il a juste ajouté « ils ont du talent, ils ont été gouverneurs, sénateurs, mais je pense que mon message est tout simplement meilleur que le leur« . Il faut dire que derrière lui, c’est plutôt la débandade. Le sénateur de Floride Marco Rubio, a payé le prix fort un débat télévisé catastrophique, avec ses formules toutes faites, répétées en boucle, il finit cinquième. L’ultra-conservateur du Texas Ted Cruz, et l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush ont été, à la surprise générale, devancés par le gouverneur modéré John Kasich. L’ex-dirigeante de Hewlett Packard, Carly Fiorina et Chris Christie le gouverneur du New Jersey ont été les victimes classiques après les primaires du New Hampshire, réputées pour écarter quelques prétendants à la Maison Blanche.

Surprise aussi chez les démocrates, car Hillary Clinton, s’attendait à une élection difficile et elle n’a pas été déçue. L’ampleur de la défaite est importante avec 20 points d’écart à l’arrivée en faveur de Bernie Sander le sénateur « démocrate-socialiste » de 74 ans dont l’entrée en campagne avait suscité à la base pas mal de commentaires dédaigneux. L’analyse précise du vote est encore moins rassurante, car elle révèle que 55 % des femmes ont voté pour Bernie Sanders.

La bataille s’annonce donc encore longue et indécise, surtout si l’ancien maire de New-York Michael Bloomberg décidait finalement, comme il l’a évoqué, de se lancer comme indépendant.

Tout ce battage médiatique, ces rebondissements, les éventuels retournements de situation font partie de cette politique spectacle, qui n’est pas pour déplaire à un électorat souvent plus concerné par la forme que par le fond. Celui qui arrive à la Maison-Blanche doit avant tout apparaître comme un « winner » qui s’est sorti des pires embuches et à la suite d’un long combat sans merci.

Crédit photo : SebastienToulouse

 

 

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