Des aliments  » sans gluten  » pour qui ? et surtout pourquoi ?

C’est une réelle tendance en France, les ventes des produits sans gluten sont en pleine croissance. Le magazine « 60 millions de consommateurs » révèle les résultats d’une enquête qui démontre que la seule chose dont on soit sûr, c’est que cela coûte plus cher, pour le reste ?

Dans les pays occidentaux, les ventes de produits « gluten-free » ont explosé. Rien qu’en France, elles sont en pleine croissance. Plus de cinq millions de Français privilégient les produits qui n’en contiennent pas, alors que le nombre de personnes concrètement intolérantes au gluten serait de 600 000. Le tout, bien soutenu par de bons plans marketing et des personnalités du showbiz, des joueurs de tennis qui ont essayé ou adopté un régime sans gluten pour perdre du poids, améliorer leurs performances ou leur état de santé.

La question est de savoir à quoi ça sert pour des personnes qui ne se plaignent de rien ? Leur valeur nutritionnelle est moindre que celle des aliments contenant du gluten, et pire des additifs, pas meilleurs pour la santé, remplacent souvent l’absence de gluten.

 Les conclusions de « 60 millions de consommateurs » rejoignent celles d’une étude autrichienne publiée en octobre 2015. Dans cette étude, les chercheurs autrichiens ont comparé les ingrédients présents dans les aliments « gluten free » aux autres. Ils ont constaté qu’il n’y avait presque aucune différence de valeur nutritionnelle entre les mêmes catégories d’aliments. La quantité était sensiblement la même pour les glucides, les lipides et les fibres. Concernant les protéines, la proportion est plus faible dans les produits « gluten free ». Ces derniers contenaient également de plus faibles teneurs en vitamines et minéraux. Il reste, tout de même parfaitement conforme aux niveaux de tolérance pour une alimentation équilibrée.

Il faut confirmer que la vente d’aliments sans gluten est indispensable pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque. L’étude en profite donc pour rappeler que pour ces personnes, l’étiquetage nutritionnel est nécessaire afin de combler ces carences.

Enfin, l’étude a également comparé les prix de l’ensemble des produits achetés. Les aliments « gluten free » sont 2 à 2,5 fois plus chers que leurs homologues dans toutes les catégories.

Il se peut donc que si vous ne faites pas une intolérance au gluten, votre porte-monnaie risque lui de faire une allergie au « sans gluten ».

Crédit photo :  Sarah R

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