Le Qatar aimerait bien réduire l’influence des syndicats de Volkswagen

Selon l’hebdomadaire allemand Bild am Sonntag, Le Qatar, troisième actionnaire de Volkswagen, recommande au constructeur automobile de s’employer à réduire l’influence de ses puissants syndicats. L’information est démentie par le constructeur automobile.

Il semblerait en effet que La Qatar Investment Authority (QIA) va profiter d’une réunion  avec le président du directoire d’autres hauts responsables de VW pour réclamer un amoindrissement du rôle du comité d’entreprise.

Ces entretiens s’effectuent dans le cadre plus général de discussions entre le président du directoire Matthias Müller, le président du conseil de surveillance Dieter Pötsch, et les responsables de la Qatar Investment Authority (QIA) dimanche à Doha. Il s’agit de faire le point des investigations sur le scandale des tests d’émissions, sur la nouvelle structure de l’entreprise, et sur son activité à venir. Matthias Müller a fait savoir qu’il faudrait réaliser des économies massives pour payer une ardoise qui, de l’avis des analystes, pourrait dépasser les 40 milliards d’euros.

La semaine va être chaude, car le conseil de surveillance de VW tiendra une réunion extraordinaire le 9 décembre pour discuter des investigations, et de la marque haut de gamme Audi, dont les moteurs diesel V6 3,0 litres étaient aussi équipés d’un logiciel de contournement des tests d’émission. Le 10 décembre, les premières conclusions d’une enquête interne sur le scandale seront dévoilées.

Le Qatar, qui dispose de deux sièges au conseil de surveillance, va en profiter pour exiger que VW mette en avant les véhicules électriques aux États-Unis, afin de regagner du terrain sur le deuxième marché automobile mondial.

Dans le même temps,  Matthias Müller continue sa réorganisation de la société avec un organigramme en pleine mutation. Il entend décentraliser une partie des prérogatives du siège social de Wolsburg vers les marques, et les représentations régionales, promouvoir une méthode de management moins autoritaire, et développer les véhicules électriques.

Crédit photo :  Ana Carolina Andreotti

 

 

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