De fausses vitrines pour des vrais locaux « à louer »

Cinq vitrines en trompe-l’œil ont été collées sur des vitrines vides, au Faouët et à Guémené-sur-Scorff (Morbihan). Il s’agit de fausses devantures de magasins plus vraies que nature, plus joli et moins triste qu’un magasin fermé et un petit plus pour relouer le local fermé.

C’est ainsi que l’ancien (véritable) institut de beauté est devenu un magasin de décoration (virtuel), l’auto-école qui a déménagé l’an dernier, un bureau (pour de faux) et des gens pensent qu’un magasin de vêtements va remplacer la pharmacie. Cette initiative a été décidée par les élus de la communauté de communes en partenariat avec le dispositif Odesca (Opération de développement et de structuration du commerce et de l’artisanat).  Ils ont attribué un budget de 12 500 euros pour chaque trompe l’œil en adhésif, pouvant durer cinq ans avec un résultat particulièrement bluffant. Sur les douze commerces contactés, cinq ont donc accepté le relookage de leur local en attendant un repreneur. « C’est agréable et ça fait moins triste » notent certains passants.

Pour d’autres, le prix semble élevé, et certains pensent qu’il aurait mieux valu utiliser cet argent pour aider un vrai commerçant à s’installer et restent sceptiques sur le résultat. Mais l’idée fait son chemin et d’autres agglomérations de l’ouest ont adopté cette solution comme à Domfront et Alençon dans l’Orne ou Lude dans la Sarthe.

Le but visé est d’enjoliver le centre-bourg pour mettre en avant le potentiel des locaux en vente, en évitant trop de vitrines avec des inscriptions « à vendre ».

Une question de fond reste en suspend, est-ce qu’avec les changements de consommation, un magasin de vêtements en centre-bourg peut-il encore trouver des clients ?

Crédit photo :  Frits van den Dop

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