Fifa : de nouvelles accusations à l’encontre de Blatter et Platini

Le comité exécutif de la Fifa, a bien maintenu l’élection présidentielle au 26 février. Officiellement, bien que suspendu, Michel Platini est toujours candidat à la succession de Blatter à la tête de la Fifa. La candidature du patron du football européen est conditionnée à la levée de sa suspension de 90 jours infligée le 8 octobre. Cependant, mercredi, ce sont de nouvelles accusations de « falsifications de comptes » qui ont visé le président de l’UEFA.

Cette fois, les accusations émanent de Domenico Scala, président de la commission d’audit et de conformité et de la commission électorale de la Fifa. Dans un entretien au Financial Times, il déclare « les deux parties (Michel Platini et Joseph Blatter) reconnaissent qu’elles ont passé un accord à propos des deux millions de francs suisses (1,8 M EUR), mais cette somme n’est jamais apparue dans les comptes de la Fifa avant le paiement effectif« , en février 2011. Il évoque donc un manquement grave. Pour lui, les explications données ne sont pas convaincantes et il rajoute « les deux parties étaient membres du Comité exécutif de la Fifa et approuvaient en connaissance de cause chaque année les bilans financiers qui étaient donc faux, (…) cela pourrait être considéré comme une falsification des comptes de la Fifa« .

C’est pour ce paiement que MM. Blatter et Platini sont suspendus durant 90 jours, mais le premier est poursuivi par la justice suisse dans ce même dossier, contrairement au président de l’UEFA qui lui a été entendu dans cette affaire en tant que témoin assisté.

Parallèlement à cette sanction prise à titre provisoire, on attend toujours la décision sur le fond de la commission d’éthique, celle-ci pourrait même prendre une sanction plus sévère. C’est donc une véritable course contre la montre à laquelle se livre le français, qui aimerait pouvoir, faire lever la sanction plus rapidement pour mener correctement sa campagne.  Dans cette optique, il a fait appel devant la chambre de recours et a déjà déclaré vouloir saisir le tribunal arbitral du sport (TAS) en cas d’échec.

Tout ceci aiguise les appétits, d’autres prétendants comme le prince jordanien Ali, le cheikh bahreïni Salman ben Ibrahim al Khalifa, vice-président de la Fifa. Apparemment, même avec une image très largement écornée, l’institution, et sa présidence font toujours l’objet de toutes les convoitises, et donc des pires turpitudes.

Crédit photo :  Nationale Calcio

 

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