Vos données personnelles sur la toile, bientôt mieux protégées

Un arrêt de la Cour de justice européenne risque de bien ennuyer le business des multinationales d’Internet. Facebook et les autres géants pourraient être contraints de cesser d’envoyer des données personnelles de citoyens européens vers les États-Unis. A l’origine de cet arrêt, Max Schrems, un jeune juriste autrichien.

L’intérêt pour Google, Facebook et les autres géants du numérique, c’est de récupérer vos données personnelles que vous laissez sur la toile. Votre nom, votre prénom, votre date de naissance, vos habitudes de consommation, vos courriels, vos photos, vos messages postés sur les réseaux sociaux, vont servir à des fins commerciales. Ce régime qui encadre les activités commerciales s’appelle le Safe Harbour.

Prétextant que Facebook, communique des informations personnelles aux services d’espionnages américains. La Cour de justice européenne saisit par une équipe groupée autour de Max Schrems, pourrait remettre en question le Safe Harbour et l’envoi de données vers les États-Unis. Ou, du moins, faire contrôler ces transferts de données par les autorités nationales.

La secrétaire au Commerce américain, Penny Pritzker, indique que cette décision « met en péril l’économie numérique transatlantique qui est en plein essor« . En France, au contraire, on serait plutôt content « d’imposer le même régime de contrôle à toutes les entreprises actives sur le marché européen », y compris les entreprises américaines…

Dans le même genre, un projet de loi sur le numérique piloté par Axelle Lemaire  arrivera au Conseil des ministres en novembre. Il s’agit d’obliger les messageries sur Internet à vous fournir sous la forme d’un fichier toutes vos correspondances lorsque vous quittez ce service.

En attendant « Facebook » crie pas « yahoo » et « Goo geule » !

Crédit photo : Master OSM 2011

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