Amsterdam veut limiter la prostitution

Jeudi 1er octobre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a été saisie par le Conseil d’État néerlandais. Celui-ci, a estimé que désormais, les propriétaires qui loueront des vitrines à des prostituées dans le Quartier rouge d’Amsterdam devront pouvoir parler « dans une langue commune » avec leurs locataires. Il s’agit de prévenir les abus et éviter la traite des êtres humains.

La prostitution, entendue comme une relation sexuelle tarifée librement consentie, est légale aux Pays-Bas. Cependant, la ville d’Amsterdam souhaite fermer une partie des centaines de vitrines.

Elle vient de refuser l’ouverture de deux établissements, car dans la maison de prostitution existante du même propriétaire, il est loué des chambres à des prostituées hongroises et bulgares qui, ne pouvaient pas communiquer dans une langue comprise. Elles n’ont donc pas les moyens de « librement » mener leurs activités. Cette situation facilite les infractions pénales à l’égard des prostituées (traite des êtres humains, prostitution forcée et prostitution des mineurs).

Certains élus néerlandais n’hésitent plus à remettre en cause cette pratique en prônant l’exemple suédois, qui pénalise les clients. Lodewijk Asscher, l’actuel ministre des Affaires sociales est à l’initiative du rachat par la ville d’Amsterdam de la plupart des vitrines où s’exhibaient les prostituées afin d’en limiter le nombre.

Crédit photo : Florek M

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