Cybersécurité: l’autorité de la concurrence américaine a le droit de poursuivre les boîtes défaillantes

La Federal Trade Commission (FTC) a enfin le droit de porter son costume de gardienne des droits des internautes. Cela était possible grâce à la décision que la cour d’appel de Philadelphie avait rendue le 24 août dernier qui a estimé que la FTC a le droit de poursuivre les sociétés de sécurité informatique défaillantes et pourrait porter atteinte à leurs clients.

Cette décision casse la discorde qu’il y avait entre une chaîne d’hôtels Wyndham, et l’autorité de la concurrence américaine depuis près de trois ans. En 2012, l’autorité de la concurrence s’est plainte de la défaillance de chaîne favorisant trois intrusions informatiques importantes en 2008 et 2009. Reuters rapporte que: « Des hackers sont entrés dans le système et ont volé des [numéros] de cartes bancaires, ainsi que d’autres informations issues de plus de 619 000 clients et conduisant à plus de 10,6 millions de dollars en transactions frauduleuses. »

La chaîne d’hôtels avait nié le droit de la FTC qui pouvait mener une telle poursuite indiquant que l’autorité avait passé outre ses prérogatives. La justice américaine a pris une autre décision, mais n’a pas réellement tranché sur le fond malgré cela, l’affaire peut se poursuivre.

Concernant le scandale Ashley Madison, le FTC accuse le Wyndham de ne pas avoir pris toutes les précautions nécessaires pour la protection de données de ces clients. L’autorité de concurrence parle dans sa plainte des listes de numéros de carte de crédits qui en été sauvegardées sur les services de l’entreprise, des mots de passe administrateurs trop faciles à déchiffrer, mais aussi l’absence de pare-deux, selon ce qu’avait rapporté The Register.

Cette nouvelle tombe à pic surtout avec le scandale d’Ashley Madison avec le vol et la publication des données du site de rencontre extraconjugale, car elle relance le débat concernant le Data Security and Breach Notification Act qui a été proposé par Barack Obama en janvier, mais qui est encore en stand-by au Congrès.

crédit photo:geralt

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