La France n’attire pas les diplômés et cadre d’après LinkedIn

Est-ce que c’est vraiment grave? Oui, car cela confirme les diagnostics des observateurs: la France n’attire pas les diplômés et cadres, ceux qu’elle a formés et ceux venant des autres pays.

Lors d’une enquête publiée par le réseau social LinkedIn concernant l’attractivité d’une vingtaine de pays auprès de ses membres, les cadres, les diplômés ou les « cerveaux », ainsi que les professionnels qualifiés qui ont leur rôle dans le développement économique se déchantent de la France. En tout près de 380 millions de « cerveaux » à travers le monde, dont 8 millions en France, soit les représentants d’une population conséquente.

Le résultat est très alarmant pour la France. Elle se trouve en dernière position avec l’Inde qui procure un nombre important de « cerveaux », notamment en direction des pays du Moyen-Orient et anglo-saxons. Après, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la Chine, et les États-Unis. D’après LinkedIn, les pays les plus attractifs sont dans l’ordre décroissant; les Émirats Arabes Unis, la Suisse, l’Arabie Saoudite, Singapour et l’Allemagne…

Mais s’il est nécessaire de nuancer le constat, le classement de LinkedIn ne comptabilise que les entrées et sorties de ses membres. Ce n’est pas une étude approfondie sur le phénomène « de la fuite des cerveaux ». La réussite des diplômés à l’international n’a pas que des mauvais côtés. Cela implique que l’enseignement supérieur français a un très bon fonctionnement malgré les critiques et que les formations sont reconnues hors de l’Hexagone, ce qui est une excellente chose.

Ce goût pour l’international indique également que la majeure partie des diplômés et des cadres français trouvent que « l’herbe est plus verte ailleurs ». Ils pensent bénéficier de meilleures conditions de travail à l’étranger, la rémunération est plus attrayante, la fiscalité est moins lourde, il moins de pesanteurs bureaucratiques, mais surtout l’ambiance de travail est propice à la créativité. Beaucoup de jeunes expatriés affirment qu’ils ne sont pas assez reconnus et soutenus en France que le contexte politique et social est assez pesant et qu’ils n’ont pas envie de rentrer en France.

crédit photo: stevensokulski

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