Toujours plus de touristes arrivent en France, mais ce n’est pas suffisant

La France a encore battu le record du monde du nombre de touristes qui visitent son territoire, avec plus de « 85 millions de visiteurs étrangers » pour cette année 2015, d’après les déclarations de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Tourisme. « Nous allons en 2015 vers un nouveau record mondial pour le tourisme », a-t-il déclaré pendant une conférence de presse, en indiquant que ce sont des premières indications.

Ce succès est dû à une météo radieuse, un Maghreb abandonné par les touristes étrangers qui ont peur de l’insécurité ainsi qu’un euro faible.

La majorité des professionnels affirment être satisfaits de la situation. D’après les premières indications, leur chiffre d’affaires a connu une hausse en moyenne entre 4% et 4,5% cet été.

Sauf que ces chiffres ne sont rien face au niveau national, le tourisme occupe actuellement 7% du PIB et offre deux millions d’emplois.

Avoir des milliers de touristes ne suffit pas, il faut aussi avoir de bonnes recettes touristiques. « La dépense par touriste serait aussi en augmentation d’après tous les capteurs que nous avons », se félicite Laurent Fabius.

Le ministre évoque quand même deux leviers importants pour la dynamisation de l’industrie touristique: « Il faut que les touristes restent plus longtemps (en France) et il faut diversifier les sites. » Les secteurs qui en profitent sont les campings, les parcs d’attractions et les croisières fluviales.

L’hôtellerie traditionnelle n’a pas assez dynamisme. Les chiffres des nuitées hôtelières sont décevants à Paris, contrairement à la Côte d’Azur et la côte Atlantique. La capitale a du mal à faire face à la concurrence des nouvelles tendances d’hébergement qui commencent à prendre de la notoriété: +25% de la clientèle Airbnb au premier semestre.

L’occupation hôtelière a également baissé à Paris, alors qu’elle est en forte progression en Grande Couronne. Il faut alors admettre que l’avenir du secteur touristique ne se fera pas à Paris à cause de la saturation de la ville, selon François Navarro.

crédit photo:staand

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