« Wesh »: la vitalité de la langue française

Le français est dominé par la langue des banlieues et des dérivées de l’arabe.

Un journaliste de The Economist n’a pas pu s’empêcher d’énumérer tous les mots d’argot venant des banlieues. Du verlan des années 80, à l’influence du rap, du hip-hop, du cinéma, le langage des jeunes d’aujourd’hui est composé des langages des banlieues et des mots dérivés de l’arabe. « Wesh » par exemple est issu d’un dialecte algérien « Wach Rak » qui veut dire « comment vas-tu? », et « le seum » signifie en arabe « poisson » et « kiffer » venant de l’arabe « kif » qui signifie « cannabis ».

Les mots sont combinés à une culture urbaine plutôt rebelle et sont ensuite référencés et institutionnalisés pendant longtemps. Par contre, les mots issus de l’arabe sont plus neutres et s’intègrent plus facilement à l’usage courant depuis le Moyen Âge.

D’après le journaliste de The Economist, cette tendance est «alimentée par la défiance, l’argot de rue par nature résiste à tout tampon d’approbation, il évolue en réaction. Depuis le début, le verlan avait été conçu comme une rébellion verbale contre le français, la langue de la colonisation. Toutefois, je pense que c’est maintenant juste de dire que la langue de l’ex-colonisateur s’empare enfin du résultat créatif de cette révolte.»

Ce n’était pas toujours le cas. En 2013, l’Académie française a indiqué près de 8.475 infractions langagières. L’utilisation de mots étrangers dans les chansons et les publicités était limitée et surveillée. Depuis la présence importante de l’anglais, ainsi que d’autres mots étrangers a presque peu diminué. Pendant la semaine de la langue française, en mars 2015, Fleur Pellerin, la ministre de la Culture indiquait le français comme une langue qui n’est pas « fixée », telle que Victor Hugo l’avait défini.

crédit photo: Jimmy Lavoie

Laisser un commentaire